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Le point sur la situation générale

Actualités > Séisme à Haïti > Le point sur la situation générale

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Le point sur les activités au 12/O5/2010 

Haïti - 4 mois après - L’aide humanitaire à la recherche de solutions

Il y a 4 mois, le 12 janvier, Haïti a été dévasté par un tremblement de terre. Aujourd’hui, les besoins restent gigantesques, l’aide est plus que jamais nécessaire mais nous sommes confrontés à de nouveaux défis.

Plus d’1,3 million de personnes restent dépendantes de l’aide internationale.

Actuellement, la Croix-Rouge et les autres organisations humanitaires font face à 3 problèmes très importants :

  • La saison des pluies et des ouragans approche, la plupart des Haïtiens sont hébergés sous des abris en plastique et la pénurie de terrains disponibles rend la construction d’abris transitoires (plus résistants) extrêmement difficile.
  • Dans les 400 camps de fortune organisés en urgence, la gestion des eaux usées devient vraiment problématique.
  • Les ressources humaines s’épuisent, tant pour les volontaires sur place qui ont accumulé une fatigue physique et psychologique intense, que pour les expatriés et les experts disponibles dont le nombre n’est pas suffisant en regard de l’ampleur de la tâche.

  

Près de 30 Sociétés nationales Croix-Rouge et Croissant-Rouge, dont la Croix-Rouge de Belgique, se sont réunies à New York il y a une dizaine de jours. Suite à ce sommet, un plan d’action a été défini.

Il établit une réponse basée sur 3 grands piliers concomitants :

    1. Soutenir la population haïtienne dans ses besoins immédiats (eau potable, abris, soins de santé, etc.) et pour le relèvement
    2. Implémenter dans les camps des mécanismes de préparation et de prévention destinés à limiter au maximum les conséquences de la saison des pluies et des ouragans
    3. Poursuivre le soutien à la Croix-Rouge haïtienne pour améliorer les conditions d’existence des personnes vulnérables, maintenant et dans le futur

Concernant la pénurie de terrains disponibles pour la construction d’abris transitoires, plusieurs mesures ont été envisagées. Premièrement, une action de « diplomatie humanitaire » destinée à encourager le gouvernement à libérer des terrains. Deuxièmement, un « screening », maison par maison, pour faire en sorte qu’un maximum de personnes puisse se réinstaller dans des maisons non détruites et jugées sûres par les ingénieurs. Enfin, une solution serait d’aménager de nouveau sites, plus éloignés de la ville. 

Les organisations humanitaires sont confrontées à une situation extrêmement complexe. Néanmoins, l’opération en cours est la plus rapide et la plus massive jamais mise en œuvre par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Mais 4 mois après, le travail est loin d’être terminé.

Nous rappelons que les dons sont toujours indispensables 


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Le point sur les activités au 09/O4/2010 

Haïti : la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge se préparent en prévision de la saison des pluies

Trois mois après le tremblement de terre du 12 janvier, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge redouble d’efforts en Haïti pour assister les sinistrés les plus menacés par la saison des pluies, tout en poursuivant son opération de secours d’urgence.

“Depuis la catastrophe, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est parvenu à fournir bâches, tentes et kits pour abris à plus de 400 000 personnes, mais nous savons que certains abris d’urgence temporaires ne résisteront pas à des pluies violentes, sans parler des tempêtes tropicales”, déclare Iain Logan, qui dirige l’opération de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Haïti.

Deux mesures faisant l’objet de discussions assidues entre les autorités haïtiennes, les bailleurs de fonds et les agences humanitaires pourraient améliorer sensiblement la situation. La plus efficace consisterait à faire en sorte qu’un maximum de familles se réinstallent dans les maisons jugées sûres par les ingénieurs et autres services compétents.

“Cela diminuerait la congestion des campements improvisés”, note Logan, “et renforcerait en conséquence l’efficacité de nos programmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de santé.”

La seconde mesure serait d’aménager de nouveaux sites offrant des possibilités d’accès satisfaisantes à l’éducation, à l’emploi et aux transports. A ce stade, les organisations humanitaires prévoient de construire 122 000 abris robustes et durables, la contribution de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pouvant atteindre à elle seule jusqu’à 50 000 unités. Ces logements pourraient résister pendant trois à cinq ans au moins aux phénomènes météorologiques de forte intensité qui frappent périodiquement Haïti.



Préparation aux catastrophes : une course contre la montre

Tout en poussant la construction d’abris, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge consacre 14 millions de francs suisses (USD 13 millions / EUR 10 millions) à des mesures de préparation aux catastrophes afin d’assurer une meilleure protection à la population – notamment aux personnes déplacées par le tremblement de terre – contre les saisons des pluies et des ouragans. Ces fonds serviront à prépositionner des secours d’urgence et à impliquer jusqu’à 300 000 personnes dans des programmes de préparation aux catastrophes.

“A travers notre collaboration avec la Croix-Rouge haïtienne, nous privilégions les programmes de préparation aux catastrophes fondés sur la participation communautaire. Cela nous aide à limiter les risques d’épidémies liés à l’insalubrité des campements improvisés et à mettre en place des activités grâce auxquelles les résidents pourront faire face plus efficacement aux précipitations et aux ouragans”, explique Logan.



Les secours se poursuivent

Parallèlement aux préparatifs en prévision des saisons des pluies et des ouragans, l’opération de secours se poursuit sans faiblir trois mois après le terrible tremblement de terre qui a fait plus de 213 000 morts et au moins 1,3 million de sans-abri.

Ensemble, une cinquantaine de Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont recueilli plus de 730 millions de francs suisses (USD 700 millions / EUR 518 millions) en soutien aux efforts d’assistance, de relèvement et de reconstruction. Durant les trois premiers mois, plus de 110 millions de francs suisses (USD 100 millions / EUR 70 millions) ont été dépensés en secours d’urgence.

Avec ses partenaires humanitaires, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est en passe d’atteindre l’objectif initial consistant à fournir d’ici au 1er mai une aide en matière d’abris à la totalité des rescapés privés de toit par la tragédie de janvier. A ce jour, 90 pour 100 d’entre eux, soit environ 1,2 million de personnes, ont bénéficié d’une forme ou une autre d’assistance dans ce domaine.

“C’est un accomplissement non négligeable, mais l’heure n’est pas à l’autosatisfaction. Nous n’ignorons pas en effet que des milliers et des milliers de sinistrés vivant dans des secteurs isolés de la région affectée attendent encore de recevoir une assistance”, note Logan.

De fait, l’ampleur de la catastrophe et son impact sont tels que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge estiment de leur responsabilité de poursuivre leur action pendant de nombreuses années. “Les besoins humanitaires resteront très aigus tout au long de la phase de relèvement et de reconstruction”, commente Logan.

 

 

 

 

 


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Le point sur les activités au 18/O3/2010 

Haïti : approvisionnement en eau et dignité retrouvée pour les personnes âgées

Les personnes âgées ou infirmes comptent parmi les plus vulnérables des dizaines de milliers de personnes qui vivent dans les camps surpeuplés et souvent sordides de Port-au-Prince. Jessica Barry, du CICR, raconte leurs conditions d’existence.

Dans un camp pour les victimes du séisme situé dans l’enceinte de l’Asile municipal à Port-au-Prince, des enfants s’attroupent autour de grandes citernes d’eau noires installées par les Sociétés de la Croix-Rouge espagnole et haïtienne. Ils adorent cet endroit où ils viennent jouer tout en aidant leurs mères, qui remplissent leurs seaux en bavardant. Les réserves d’eau sont limitées et l’eau que les femmes rapportent dans leur tente doit permettre à toute une famille de se désaltérer, de cuisiner et de faire la lessive pendant une journée.

Apporter un minimum d’intimité aux résidents de l’Asile

Dans un cadre si exigu, l’intimité est un rêve inaccessible. Un bébé peut avoir du plaisir à prendre un bain dans une petite cuvette en plastique, mais imaginez ce que ressentent les personnes âgées ou infirmes lorsqu’elles doivent essayer de se laver et d’entretenir leur hygiène avec seulement un minimum d’eau. Sans parler des difficultés supplémentaires que doivent rencontrer les personnes en chaise roulante.

Pour contribuer à résoudre ce problème, le CICR installe dans l’enceinte de l’Asile 50 latrines à fosse ventilées améliorées, dont certaines seront adaptées aux utilisateurs de chaises roulantes de l’institution. Trop effrayées pour rester à l’intérieur, les personnes âgées, depuis le séisme, passent le plus clair de leur temps dans le jardin de leur asile auparavant tranquille, assises à l’ombre, ou installées dans leur chaise roulante au milieu du chaos et du fracas ambiants. Une fois terminées, les toilettes, qui sont solides et faites de bois et de tôle ondulée, offriront à ces vieillards extrêmement vulnérables un minimum d’intimité au milieu d’un camp surpeuplé.



Assurer un approvisionnement durable en eau

Dans les camps qui sont apparus dans toute la ville depuis le séisme dévastateur du 12 janvier, l’accès à l’eau s’est lentement amélioré. Des camions-citernes font le tour des parcs où des survivants vivent serrés comme des sardines, et où des réservoirs souples et des citernes à eau comme celles de l’Asile ont été installés.

D’un autre côté, l’approvisionnement en eau dans les bidonvilles de Port-au-Prince, comme Cité-Soleil – qui compte plus de 200 000 habitants –, a toujours été chaotique. Le CICR travaille à Cité-Soleil, avec la Croix-Rouge haïtienne, depuis 2004. Ces quatre dernières années, des ingénieurs en génie hydraulique du CICR, en partenariat avec le service des eaux de Port-au-Prince, ont amélioré le réseau de distribution d’eau du bidonville.

Mais lorsque le séisme a frappé, le réseau de distribution d’eau de Cité-Soleil a été directement touché. Le château d’eau s’est fissuré et a maintenant besoin de travaux considérables. Les conduites d’approvisionnement en eau ont aussi été partiellement endommagées. Le CICR a rapidement installé six réservoirs souples, à titre provisoire, pour répondre aux besoins essentiels d’environ 9 000 personnes, en attendant qu’une décision soit prise pour déterminer qui réparera le château d’eau, et comment.

Le but du partenariat du CICR et du service des eaux est de promouvoir une distribution plus efficace et plus durable de l’eau, mais cet objectif requiert un engagement à long terme pour modifier les comportements en matière d’approvisionnement, d’utilisation et de gestion de l’eau. Ce partenariat n’a pas pour seul objectif d’améliorer l’accès à l’eau potable ; il s’inscrit en outre dans un élan global visant à renforcer les soins de santé préventifs dans les bidonvilles de Port-au-Prince.

À Cité-Soleil, en plus de travailler avec les autorités des eaux, le CICR aide les services communautaires des eaux à réparer et à entretenir les réseaux de distribution de l’eau, notamment en fournissant des pièces détachées et des outils, en aidant à réparer les fuites des conduites, en donnant l’essence nécessaire pour faire fonctionner les pompes et en payant les salaires de certains travailleurs pour une période limitée.

Contrairement à l’assistance d’urgence apportée dans l’enceinte de l’Asile, les travaux en cours à Cité-Soleil s’inscrivent dans le long terme.


Une dignité retrouvée

Sur le site de l’asile, des enfants courent et jouent. Un marché improvisé proposant des fruits, des légumes et divers bibelots bon marché fourmille de monde. De jeunes hommes à l’air très concentré jouent avec passion aux dominos dans l’un des rares espaces libres entre les tentes. Des adolescents tournent en rond, sans rien faire. Les vieux résidents de l’Asile somnolent, de travers dans leur chaise roulante. Un groupe de personnes recueille de l’eau, tandis qu’à proximité des femmes sont assises, faisant la lessive. Au milieu du camp, les ouvriers qui construisent les latrines sont assis sur les fondations de béton à côté d’une rangée de fosses profondes, attendant leur supérieur. Les toilettes, une fois prêtes, contribueront à redonner aux personnes agées un peu de la dignité qu’ils ont perdue, comme tellement d’autres choses, lors du séisme.

 


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Le point sur les activités au 17/O3/2010

Haïti : de l’aide pour les tuberculeux et les personnes handicapées

Le séisme qui a frappé Haïti il y a deux mois a généré de nouveaux problèmes pour les personnes souffrant de handicaps ou de maladies chroniques. La Croix-Rouge soutient un sanatorium à Léogane et un centre de réhabilitation physique pour les enfants souffrant d’un handicap à Port-au-Prince.

 

Le séisme a généré de nouveaux problèmes pour les centaines de tuberculeux et de malades souffrant du VIH ou du sida soignés par des nonnes au sanatorium de Sigueneau à Léogane, une ville portuaire située à quelque 30 kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince.

Plusieurs des bâtiments de l’hôpital ont été fortement endommagés lors du tremblement de terre et quatre patients sont morts. De larges fissures sont apparues sur les murs du laboratoire, de la pharmacie et des salles de consultation, les rendant inutilisables.

Avec l’aide d’un délégué de la Croix-Rouge suisse, les nonnes de l’ordre des Petites sœurs de Sainte-Thérèse ont tiré les lits d’hôpital à l’extérieur. Dès que possible, elles ont monté les tentes qu’elles ont reçues pour y abriter les 20 patients restés au sanatorium, les autres ayant fui, paniqués. Les sœurs ont en outre placé leurs propres lits à l’extérieur par mesure de sécurité.

Une unité de l’armée canadienne qui se trouvait à proximité a aidé à niveler un bout de terrain suffisant pour y installer de plus grandes tentes, qui ont été équipées du matériel nécessaire pour qu’elles puissent abriter les patients. Le délégué suisse et des équipes des Sociétés nationales espagnole et mexicaine de la Croix-Rouge ont installé des réservoirs souples, les ont reliés à des points d’eau et à des robinets, et ont construit des latrines et des douches. L’équipe espagnole et la Croix-Rouge haïtienne ont fait en sorte qu’un camion-citerne vienne chaque jour approvisionner en eau les réservoirs souples.

L’ordre a été progressivement rétabli dans le sanatorium. Les consultations ambulatoires ont repris et l’hôpital sous tente a accueilli de nouveaux patients. Ceux qui avaient fui après le séisme sont revenus ou reviennent régulièrement pour prendre leurs médicaments. « Nous désirons offrir aux patients le meilleur service possible, déclare sœur Chantal. Nous voulons continuer à le faire tant que des malades auront besoin de nous. »



Un taux de tuberculose élevé

Haïti a l’un des taux de tuberculose multirésistante les plus élevés des Amériques. Selon le Rapport 2009 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde de l’Organisation mondiale de la Santé, plus de 29 000 nouveaux cas de tuberculose sont apparus en Haïti rien qu’en 2007. Le sanatorium de Sigueneau est l’une des quatre unités spécialisées soutenues par le programme national de lutte contre la tuberculose et contre le VIH et le sida du ministère de la Santé. Il sert en outre d’hôpital général de choix pour plusieurs organisations humanitaires d’aide médicale et soigne les tuberculeux des prisons d’Haïti.

Bien que Sigueneau soit régulièrement approvisionné en médicaments contre la tuberculose et le VIH et le sida, il manque d’autres médicaments essentiels et de matériel de pansement. Depuis le séisme, il manque en outre de lits, et les tentes sont en nombre insuffisant pour stocker le matériel et l’équipement du laboratoire, qui est désormais inutilisable pour des raisons de sécurité. Le CICR a offert aux nonnes des assortiments de pansements et de matériel médical, des tentes et des lits. Par ailleurs, l’institution encourage les donateurs à continuer de fournir à l’hôpital des médicaments essentiels et du matériel de pansement à long terme.



Soins pour les enfants souffrant d’un handicap

Le centre de réhabilitation physique de Saint-Germain prend généralement en charge des enfants atteints de handicaps physiques ou mentaux graves. Ses nouveaux patients, cependant, sont des victimes du séisme, et le centre se remplit de jeunes amputés.

Parmi eux, on trouve Michel, 5 ans, dont la jambe gauche a dû être amputée après l’effondrement de sa maison lors du séisme. Le père de Michel l’a amené à Saint-Germain afin qu’il soit équipé d’une jambe artificielle et pour qu’on lui réapprenne à marcher.

Michel est un petit garçon vif et il a déjà appris à se tenir debout sur sa nouvelle petite jambe. Il faisait des tours sur un tricycle en plastique rouge et jaune lorsque l’équipe « santé » du CICR a visité Saint-Germain la semaine dernière pour distribuer des vivres, des matelas, des draps, des moustiquaires et des articles de ménage essentiels. Certains de ces articles, notamment des rations de vivres pour un mois, seront remis aux familles de 150 enfants souffrant d’un handicap physique que l’on renverra bientôt chez eux pour faire de la place pour les nouveaux arrivants. Sans cette aide, leurs parents auraient du mal à s’en occuper. Le reste des fournitures sera utilisé pour soigner et nourrir 100 jeunes souffrant d’un handicap mental qui n’ont nulle part où aller.



Une assistance pour les assistants

L’assistance que Sigueneau et Saint-Germain ont reçue ces derniers jours s’inscrit dans l’opération conduite par le CICR pour répondre à la crise actuelle. Cependant, l’institution soutient les services médicaux dans les prisons et les bidonvilles depuis qu’elle a commencé à travailler en Haïti en 1994, et cet appui à long terme se poursuivra.

Le CICR soutient également le travail de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne, qui tient des postes de premiers secours et transporte à l’hôpital les malades et les blessés des quartiers défavorisés sujets aux violences de Port-au-Prince. De plus, la Croix-Rouge haïtienne joue un rôle vital dans la promotion des soins de santé préventifs à l’échelon communautaire.

Le travail avec des institutions comme le sanatorium de Sigueneau ou le centre de réhabilitation physique de Saint-Germain met en évidence le dévouement remarquable des travailleurs locaux qui s’occupent de certaines des communautés les plus vulnérables et les moins respectées d’Haïti. Ces travailleurs haïtiens seront encore présents, bien après que le pays aura surmonté les effets du séisme.

 


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Le point sur les activités au 04/O3/2010

Haïti : le CICR répond encore aux besoins engendrés par le séisme tout en reprenant son rôle traditionnel

Sept semaines après le tremblement de terre, le CICR continue de répondre aux besoins vitaux de la population dans de nombreuses zones dévastées d’Haïti. Au cours des deux dernières semaines, il a aidé quatre enfants à retrouver leur famille à Port-au-Prince.

 

Les volontaires de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne sont des acteurs essentiels de la fourniture de secours depuis que le séisme s’est produit, gérant des postes de premiers secours, diffusant des messages de promotion de la santé et participant aux campagnes de vaccination et aux distributions de secours. Les activités de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont coordonnées et dirigées par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Pour plus de détails sur l’intervention globale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge après le séisme, veuillez consulter le site de la Fédération internationale : www.ifrc.org

 

Des enfants retrouvent leur famille

Le CICR, en collaboration étroite avec l’Institut de bien-être social et de recherche du gouvernement et la Croix-Rouge haïtienne, a aidé quatre garçons à retrouver leur famille ces deux dernières semaines. Les enfants, âgés de deux à douze ans, venaient de divers quartiers de Port-au-Prince. Ces regroupements familiaux étaient les premiers réalisés par le CICR depuis que le séisme a secoué la capitale. 

Comme les enfants sont extrêmement vulnérables, surtout après une catastrophe, qu’elle soit naturelle ou d’origine humaine, il convient de prendre toutes les précautions possibles pour s’assurer qu’une trace est conservée lorsque des parents et leurs enfants sont séparés, quelle qu’en soit la raison. Avant de procéder à un regroupement familial, il faut vérifier les identités et obtenir l’autorisation des autorités haïtiennes – ainsi que la confirmation que les membres de la famille sont regroupés de leur plein gré.

 

Risques de maladies

Les conditions sanitaires épouvantables qui règnent dans les camps à Port-au-Prince restent une préoccupation prioritaire. Les amoncellements croissants de déchets doivent être évacués et les latrines doivent être vidées, car ils pourraient devenir un terrain propice à la reproduction des moustiques qui propagent le paludisme et la dengue ces prochaines semaines, après le début de la saison des pluies.

Le risque d’épidémie de maladie contagieuse est d’autant plus élevé que dans les camps, des dizaines de milliers de personnes sont entassées les unes sur les autres, dans des abris de fortune. À des fins de prévention, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, avec la Croix-Rouge haïtienne et le CICR, a lancé une campagne de vaccination de masse liée au séisme, sous l’autorité du gouvernement haïtien, de façon à vacciner les enfants contre la rubéole, la coqueluche, le tétanos et la diphtérie, et d’administrer aux adultes des vaccins contre ces deux dernières maladies.

 

Distribution de secours dans le quartier violent de Martissant

Ces derniers jours, le CICR a distribué 3 050 assortiments contenant des bâches et des cordes, des couvertures, des moustiquaires, du savon et des jerrycans aux familles touchées par le séisme à Martissant, l’un des quartiers les plus pauvres et les plus violents de la capitale. Le CICR travaille en Haïti depuis 1994 et dans les bidonvilles de Port-au-Prince depuis plus de dix ans. Par conséquent, les chefs communautaires acceptent le travail neutre, impartial et humanitaire du CICR et les distributions comme celle de Martissant se déroulent sans grande perturbation et avec beaucoup de bonne volonté.

Seules les femmes ont reçu des cartes d’inscription pour les distributions. Elles ont attendu leur tour dans de longues files d’attente pour recevoir des assortiments contenant des bâches, des couvertures, des moustiquaires, des ustensiles de cuisine, du savon et des jerrycans. « J’ai mal aux jambes, ici, déclare une femme, mais cela en vaut la peine. » Deux membres du personnel du CICR ont diffusé des informations sur les procédures de distribution et encouragé les femmes à se montrer patientes en attendant, en les divertissant par des chansons et des jeux de rôle. « Nous racontons des plaisanteries et nous les faisons rire, fait remarquer Marie Wongglère J. Sully, une collaboratrice. Par ailleurs, nous pouvons accélérer le processus de distribution en expliquant ce que les femmes doivent faire lorsqu’elles arrivent en tête de file. »

 

Préoccupations au sujet des détenus

Le CICR reprend ses activités traditionnelles, notamment ses visites dans les lieux de détention et les postes de police du pays, où de nombreux détenus sont placés provisoirement, car la prison centrale a été endommagée par le séisme. Étant donné la situation actuelle, le CICR est plus que jamais préoccupé par les conditions de détention et discute du surpeuplement, du traitement, des dossiers des prisonniers et d’autres questions relatives à la détention avec les autorités détentrices.

 

Deux grandes tentes ont été données au ministère de la Justice, dont les locaux ont été détruits lors du tremblement de terre. Une tente servira de salle de tribunal temporaire, tandis que l’autre abritera des bureaux.

Ces deux dernières semaines, le CICR a mené en Haïti les activités suivantes :

 

Rétablissement des liens familiaux

Le 18 février, le CICR a aidé trois garçons, âgés de huit, dix et douze ans, à retrouver leur famille à Port-au-Prince. Il a aussi réuni un autre garçon, de deux ans et demi, et sa mère le 25 février, après l’avoir amené de Cap-Haïtien à Port-au-Prince.

Actuellement, le CICR traite plus de 100 dossiers de recherches. Il s’agit non seulement de personnes à la recherche de proches dont elles sont sans nouvelles, mais aussi de 52 enfants non accompagnés dont le CICR recherche les parents ou les tuteurs. Ce processus peut parfois être long, mais le CICR est fermement convaincu que toutes les personnes concernées ont intérêt, à long terme, à ce que les formalités juridiques et pratiques soient terminées avant qu’un enfant et sa famille soient réunis.

Les volontaires de la Croix-Rouge haïtienne gèrent des postes chargés des recherches, où les habitants peuvent s’enregistrer sur le site du CICR www.familylinks.org. La base de données contient actuellement plus de 28 400 noms, dont ceux de plus de 5 700 personnes en Haïti annonçant qu’elles sont saines et sauves.


Conditions de détention

À Port-au-Prince, les délégués du CICR ont visité la prison de Carrefour et la prison pour femmes de Pétionville, où ils ont distribué 440 assortiments d’articles d’hygiène contenant des brosses à dents, du savon et d’autres articles de toilette. Ils ont en outre fourni aux autorités détentrices du matériel de nettoyage et offert aux détenus et à leur famille la possibilité de communiquer par téléphone.

Un délégué du CICR visite les prisons et les postes de police dans le sud du pays afin d’y évaluer les besoins relatifs au séisme et pour remplir les tâches habituelles du CICR. Dans cette région également, le CICR a permis aux détenus de parler avec leur famille au téléphone.

En tout, 815 bâches ont été données aux autorités détentrices à Port-au-Prince et à Jacmel, pour qu’elles les utilisent comme abris temporaires.

Les ingénieurs « eau » du CICR ont coordonné le nettoyage et la désinfection de la prison civile de l’Arcahaie. Des travaux semblables avaient déjà été effectués dans la prison civile de Port-au-Prince.


Santé

Au 26 février, environ 73 000 enfants et adultes sur les quelque 200 000 visés avaient été vaccinés. Ce chiffre comprend 13 365 enfants de moins de huit ans. Ils ont en outre reçu des compléments de vitamine A et des médicaments vermifuges. Le CICR a à ce jour soutenu la campagne dans trois zones où il travaille depuis des années : Martissant, Bel-Air et Canapé-Vert.

Dix postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne soutenus par le CICR ont soigné plus de 1 200 patients. De plus, les volontaires de la Croix-Rouge ont assuré la promotion des pratiques d’hygiène et diffusé des messages de santé publique dans plusieurs camps. Un centre de santé mobile, géré par des membres des Sociétés nationales finlandaise, suédoise et française, a collaboré avec les postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne à Carrefour-Feuille et à Canapé-Vert. Il devrait étendre ses services à Martissant ces prochains jours.

Les travaux d’installation de 50 latrines dans le quartier d’Asile ont débuté. Dix d’entre elles seront adaptées aux personnes handicapées. Des latrines seront installées sur d’autres sites ces prochains jours.

Un programme de gestion des déchets est sur le point de débuter. Il traitera les déchets évacués lors des activités d’assainissement du CICR en cours dans six endroits de Port-au-Prince, notamment les camps pour déplacés internes surpeuplés à Place Boyer et Boliman.

À Cité-Soleil, le plus grand bidonville, qui compte plus de 200 000 habitants, les ingénieurs « eau » du CICR ont réparé les fuites du réseau secondaire de distribution d’eau.

Le CICR continue de fournir de l’eau potable à quelque 16 000 personnes vivant dans les camps et dans le quartier de Cité-Soleil.

Des protocoles ont été établis avec la Centrale autonome métropolitaine d’eau potable (CAMEP) de Port-au-Prince au sujet de la fourniture d’essence à trois stations de pompage dans le quartier de Duvivier.

 

 


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Le point sur les activités au 11/O2/2010
Les personnes déplacées ont un urgent besoin d'abris et d'installations sanitaires


Un mois après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier, des dizaines de milliers de personnes vivent encore dans la rue. Une course contre la montre est engagée pour que toutes aient un abri avant la saison des pluies qui va commencer dans quelques semaines.


Des conditions d'hygiène déplorables

Grâce à l'action conjointe de Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, d'autres organismes d'aide et des pouvoirs publics haïtiens, les personnes réfugiées dans des camps ont maintenant assez d'eau pour leurs besoins essentiels. Le CICR en distribue quotidiennement à 16 000 personnes en dix points de Port-au-Prince.

Malgré les efforts de nombreuses organisations humanitaires, en revanche, l'évacuation des excréments et des ordures dans les camps demeure un énorme problème. Il ne suffit pas d'installer des latrines, il faut aussi en assurer le nettoyage et l'entretien. « Le pire, c'est l'odeur des eaux usées et de la gadoue qui s'écoulent devant notre tente », commente une grand-mère assise avec son petit-fils sur les genoux dans un camp de Delmas. Le CICR finance l'enlèvement des ordures dans les secteurs Place Boyer, Place St-Pierre, Delmas 60 et Primature.

Les marchés locaux fonctionnent mais les prix sont élevés, ce qui rend la situation encore plus dure. Des femmes occupées à laver leur linge devant leurs tentes le confirment. « Le prix de la poudre à lessive a augmenté d'environ 20% », explique Sherley Cangé, enseignante et mère de deux enfants, dont l'une a eu les deux jambes cassées lors du séisme.

Une note plus positive, toutefois : les gens viennent de commencer à retourner chez eux, du moins pendant la journée. Certains se construisent de petits abris avec tout ce qui leur tombe sous la main, pour avoir de l'ombre. D'autres fouillent les décombres dans l'espoir qu'ils trouveront quelque chose à récupérer. « Le problème est que nous n'avons aucun endroit où entreposer ce que nous sortons des ruines », déplore Marie Rose. Cette mère de deux enfants surveille depuis le premier jour sa maison endommagée, par crainte des pillards.

Rétablissement des liens familiaux

Le CICR travaille en étroite collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge haïtienne dans les domaines de la recherche de personnes, des premiers secours, de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, ainsi que de la distribution de nourriture et d'aide non alimentaire. L'action internationale de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge après le séisme est coordonnée et dirigée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Pour plus de détails sur l'ensemble de cette opération Croix-Rouge et Croissant-Rouge, veuillez consulter le site web de la Fédération.

Le CICR et la Croix-Rouge haïtienne associent leurs efforts pour retrouver les personnes portées disparues et pour maintenir le contact entre les membres de familles dispersées, fournissant un moyen de communication vital à des dizaines de milliers de Haïtiens. Des volontaires de la Société nationale haïtienne gèrent les postes de recherche de personnes, où les gens peuvent enregistrer leur nom sur le site FamilyLinks du CICR ou appeler des membres de leur famille par téléphone satellite. La base de données FamilyLinks contient actuellement plus de 26 000 noms, dont ceux de 4 061 personnes en Haïti qui annoncent qu'elles sont vivantes.

Deux nouveaux postes de recherche de personnes/rétablissement des liens familiaux ont été mis en place cette semaine à Port-au-Prince. En outre, des équipes en installent d'autres dans les villes de Cap-Haïtien, Léogâne et Gonaïves, afin que les gens vivant dans des lieux où les communications sont encore précaires puissent utiliser les services du CICR dans ce domaine. Il est prévu d'ouvrir aussi de tels postes à Grand-Goâve et Petit-Goâve ces prochains jours.

De l'aide pour les détenus

Au cours de cette dernière semaine, des délégués ont visité 700 détenus dans neuf lieux de détention de Port-au-Prince et Cap-Haïtien. Des travaux sont en cours depuis le 5 février pour réparer les systèmes d'alimentation en eau et électricité de la prison civile de Port-au-Prince, gravement endommagée. Trente ouvriers ont nettoyé et désinfecté quatre bâtiments de cellules, la cuisine et le dispensaire de la prison. L'établissement carcéral est actuellement fermé mais devrait rouvrir très prochainement.

Le CICR a fait don au Département de l'administration pénitentiaire d'un lot de fournitures médicales de base et d'un assortiment de pansements qui permettront de soigner 1 000 patients pendant trois mois. Ce matériel sera utilisé dans les établissements carcéraux de Cap-Haïtien, Fort-Liberté et Port-de-Paix. Le CICR a fourni également un assortiment de pansements à un hôpital local pour la prison de Grande-Rivière-du-Nord, dans le nord du pays.

Postes de premiers secours et approvisionnement en eau

Le CICR supervise 12 postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne à Port-au-Prince, et a relancé un programme de promotion de l'hygiène en collaboration avec des responsables de comités des camps. Deux postes de premiers secours ont été établis à Petit-Goâve. Dans le nord du pays, le CICR a fourni cette semaine des médicaments à l'administration sanitaire provinciale, à l'intention des hôpitaux locaux.

Des ingénieurs du CICR, travaillant en coopération avec le Service des eaux de Port-au-Prince et le comité local de l'eau dans le quartier extrêmement pauvre de Cité-Soleil, ont commencé à réparer six canalisations cassées.

Vivres et articles ménagers

Au cours de la semaine écoulée, le CICR a fourni des vivres et des articles ménagers aux personnes vivant dans des camps à Port-au-Prince et dans les environs de la capitale. Les gens ont grand besoin de nourriture, et dans l'ensemble les distributions se sont bien passées. Le 5 février, 730 familles (3 900 personnes) vivant dans un quartier voisin du Bureau du Premier ministre ont reçu assez de riz, de haricots, d'huile alimentaire et d'autres fournitures essentielles pour deux semaines.

Le CICR a par ailleurs fourni des vivres à 700 familles installées dans la propriété des Pères salésiens. Ce même groupe recevra des bâches, des seaux, des assortiments d'ustensiles de cuisine et d'autres articles ménagers ces prochains jours. Le 10 février, le CICR a également apporté des vivres aux Sœurs salésiennes, afin qu'elles puissent nourrir 1 500 familles déplacées qui ont trouvé refuge dans leur propriété.

 

 


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Le point sur les activités au 08/O2/2010

Lancement d’une campagne de vaccination d’urgence à Port-au-Prince


Quelque 140 000 personnes vont bénéficier d’une campagne de vaccination d’urgence qui démarre aujourd’hui à l’initiative du ministère haïtien de la santé, de l’UNICEF et de l’Organisation panaméricaine de la santé. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), principal partenaire opérationnel de cette importante campagne de santé publique, a mobilisé pour l’occasion plus de 100 collaborateurs, essentiellement des volontaires de la Croix-Rouge haïtienne. Elle compte toucher au moins 80 pour 100 du nombre total des personnes ciblées.

 “La campagne sera dans un premier temps focalisée sur Port-au-Prince, car c’est là que la population est considérée comme la plus exposée à d’éventuelles épidémies. Les conditions extrêmement précaires dans lesquelles vivent les rescapés représentent une menace très sérieuse pour leur santé et leur bien-être”, explique le docteur Richard Munz, coordinateur des programmes de santé de la FICR.

La FICR prévoit de vacciner durant la première journée de la campagne environ 1800 résidents d’un camp aménagé sur l’ancienne piste de l’aéroport de la capitale, où vivent environ 30 000 personnes.

“Les gens seront vaccinés surtout contre la rougeole, mais aussi contre la diphtérie et le tétanos. Ils recevront en outre de la vitamine A et des vermifuges”, poursuit le docteur Munz. “Cette campagne constitue une occasion privilégiée de toucher les membres les plus vulnérables de la communauté.”

Prévue pour durer deux semaines, la campagne sera essentiellement ciblée sur les sans-abri qui vivent dans des campements improvisés. “Bien que les conditions d’existence sur ces sites surpeuplés commencent à s’améliorer, elles demeurent néanmoins très précaires. Le chemin du relèvement sera long et difficile et, dans cette période d’urgence, il est crucial de tout mettre en oeuvre pour éviter que la situation sanitaire ne se détériore davantage”, souligne le docteur Munz.

Plus de 12 000 personnes ont déjà bénéficié des mesures englobées dans cette campagne de santé publique. En moyenne, quelque 1300 personnes seront traités quotidiennement par le biais des unités médicales d’urgence de la FICR qui sont à même d’assurer des services à près de 340 000 habitants au total. La FICR a dépêché 186 médecins et des dizaines d’auxiliaires de santé à Haïti dans le cadre de son opération de secours et de relèvement.

 

 


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Le point sur les activités au 04/O2/2010

l'aide en faveur des personnes installées dans les camps et des enfants non accompagnés prend de l'ampleur


Plus de trois semaines après le tremblement de terre qui a frappé Haïti, le nombre de rescapés qui bénéficient de l'aide internationale ne cesse de croître. Le CICR s'emploie à porter secours aux plus démunis dans les camps de Port-au-Prince et à veiller à ce que les enfants non accompagnés soient pris en charge comme il se doit.



Venir en aide aux personnes qui vivent dans les camps

Conjointement avec la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne, le CICR a ouvert trois nouveaux postes de premiers secours dans le quartier de Canapé Vert, à proximité de plusieurs camps de fortune dans lesquels vivent plus de 10 000 personnes qui n'ont plus de chez-soi. Au total, huit postes ont été mis en place à Port-au-Prince et dans ses environs, et deux à Petit-Goâve, une ville située à environ 70 km au sud-ouest de la capitale. Dans l'ensemble, ces dix postes de premiers secours ont dispensé des soins à plus de 2 400 personnes, dont 207 ont été transférées sur des hôpitaux et des dispensaires pour y recevoir des soins plus poussés.

Le CICR continue d'approvisionner en eau potable plus de 16 000 personnes vivant dans trois camps installés dans le quartier de Cité Soleil. Pour le seul mois de janvier, plus d'un million de litres d'eau propre ont été acheminés vers les neuf points de distribution répartis dans toute la ville. À Cité Soleil, le plus grand bidonville de la capitale avec plus de 200 000 habitants, les ingénieurs du CICR ont aidé le service des eaux à réparer trois fuites importantes sur le réseau. Ces réparations permettront d'améliorer sensiblement l'accès à l'eau dans ce quartier dépourvu de tout.

Depuis le séisme, le CICR a distribué couvertures, bâches, moustiquaires, savon et jerricanes à plus de 5 000 personnes installées dans plusieurs camps. D'autres distributions de vivres et de biens de première nécessité sont prévues pour les jours à venir.
http://www.ifrc.org/


Aider à rétablir les liens familiaux en dehors de la capitale

À Port-au-Prince, les stations de radio continuent de diffuser des annonces pour faire connaître les services mis en place conjointement par le CICR et la Croix-Rouge haïtienne afin d'aider les personnes à rétablir le contact avec leur famille et à retrouver les proches portés disparus. Les radios ont en outre commencé à diffuser les noms de personnes transférées vers la République dominicaine pour des raisons médicales. Dans deux cafés Internet, les habitants ont la possibilité de publier des messages « sain et sauf » ou de faire une demande de recherche sur le site Family Links du CICR (www.icrc.org/familylinks). À ce jour, plus de 26 300 noms ont été enregistrés sur le site, dont près de 3 600 appartenant à des personnes souhaitant faire savoir qu'elles sont en vie.

Dans les camps de Port-au-Prince, de moins en moins de personnes ont recours aux services des équipes mobiles du CICR et de la Croix-Rouge haïtienne pour contacter des proches vivant à l'étranger. Dans les jours à venir, ces équipes se déploieront donc dans des zones situées dans l'ouest et le nord de l'île, notamment à Petit-Goâve, Mirebalais, Gonaïves et Cap-Haïtien, où des dizaines de milliers d'habitants de Port-au-Prince ont trouvé refuge. Dans la capitale, les gens qui souhaitent contacter leurs proches par téléphone pourront toujours le faire en s'adressant aux équipes de la Croix-Rouge présentes dans les quartiers tels que Delmas, Carrefour et Pétionville.



Prendre en charge les enfants non accompagnés

Les équipes de recherches du CICR et de la Croix-Rouge haïtienne, en étroite coopération avec les pouvoirs publics, d'autres organisations, des établissements de prise en charge temporaire et des familles d'accueil, poursuivent leurs efforts pour retrouver les enfants non accompagnés. Elles ont confié cinq enfants non accompagnés à une institution de protection de l'enfance reconnue par l'UNICEF et font tout leur possible pour réunir sept autres enfants avec leurs proches dans les quartiers de Champs-de-Mars et Carrefour, ou pour trouver d'autres solutions de prise en charge. Le CICR a par ailleurs fourni des rations alimentaires pour deux semaines à 65 enfants non accompagnés ayant pu être placés.



Distribuer de la nourriture aux détenus

Ces derniers jours, les délégués du CICR ont visité plusieurs postes de police, où des dizaines de détenus attendent d'être transférés dans une prison en mesure de les accueillir. Le manque de nourriture est l'un des principaux problèmes touchant les personnes privées de liberté un peu partout en Haïti. Pour remédier à cette situation, le CICR a fourni aux autorités pénitentiaires du pays des secours médicaux et de la nourriture suffisante pour couvrir les besoins de quelque 4 000 détenus pendant deux semaines. En outre, les délégués ont évalué les conditions sanitaires dans la prison de Cap-Haïtien, où sont détenues près de 400 personnes ; ils ont constaté que les problèmes d'approvisionnement en eau potable de cet établissement étaient en passe d'être résolus grâce à la réparation d'une pompe à eau.

 


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Le point sur les activités au 01/O2/2010

Le CICR et la Croix-Rouge haïtienne viennent d'installer quatre points de distribution d'eau à Cité Soleil. Pour nombre des habitants les plus pauvres de ce bidonville, c'est le seul approvisionnement en eau potable dont ils disposent.

Belekou, le quartier le plus miséreux de Cité Soleil, s'étend entre la Route 9 et le rivage. Il est traversé par deux canaux dont les eaux grises sont encombrées de détritus. Des milliers de familles vivent dans ses baraques en métal, et des centaines d'autres dans la rue. La plupart ne possèdent apparemment qu'un tapis de sol, un petit poêle et quelques ustensiles de cuisine. Des débris jonchent les ruelles étroites où des dizaines de familles passent la nuit depuis le séisme du 12 janvier.

L'odeur âcre des ordures en train de brûler envahit l'atmosphère. Une centaine de femmes et d'enfants, dont beaucoup sont en haillons, font la queue devant un réservoir d'eau de 4 000 litres portant l'emblème de la Croix-Rouge. Lorsqu'ils approchent du début de la file, ils commencent à se battre pour remplir leurs seaux.

Cité Soleil est un quartier fier, qui a une longue histoire de survie et de résistance et où il est dur de travailler quand on vient de l'extérieur. Fournir de l'eau aux habitants de Belekou, qui vivent dans la tension et ne savent pas ce que l'avenir leur réserve, est un véritable défi. Le CICR est la seule organisation présente au quotidien. « Si vous ne savez pas à qui vous avez affaire et si les gens ne vous connaissent pas, il vous est impossible de travailler ici », explique Ugo Mora, l'ingénieur hydraulicien du CICR qui supervise les projets de l'institution à Cité Soleil. Il a travaillé plusieurs fois à Belekou et dans les bidonvilles voisins depuis 2006.



Livrer de l'eau aux quartiers de Cité Soleil : une véritable course d'obstacles

Ce jour-là, nous commençons par aller voir des ingénieurs haïtiens à la CAMEP (Centrale autonome métropolitaine d’eau potable), l'administration locale chargée de l'approvisionnement en eau, pour organiser des réparations à effectuer sur le réseau de distribution. On manque de matériel, et les travaux prendront plus longtemps que prévu. Nous demandons si nous pouvons finalement disposer d'un élévateur pour déplacer un générateur d'une tonne. « Nous n'en avons aucun, dit l'ingénieur Thomas, il faudra utiliser ce que nous trouverons. »

Nous nous arrêtons ensuite à Glace Penguin, une station d'approvisionnement en eau proche de l'aéroport où les camions-citernes font la queue toute la journée. Ugo y trouve encore un camion qui pourra livrer à Cité Soleil vers la fin de l'après-midi. Cela signifie que 3 600 personnes de plus recevront de l'eau.

Après cela, direction le hangar où est entreposé le générateur. Il sert aussi d'abri à des familles déplacées, et un médecin local qui a pris l'initiative d'installer un poste de premiers secours y soigne les blessés. Nous dénichons un chariot élévateur grâce à Rudy Wuthrich, un ingénieur Suisse qui travaille pour une entreprise locale et vit en Haïti depuis 35 ans. « Il y a assez d'eau dans le sous-sol pour la ville entière, dit-il. Le problème, c'est la distribution. » L'élévateur arrive une heure plus tard.

Nous nous rendons alors à la station de pompage Duvivier 2, située dans une bananeraie à quatre kilomètres au nord de Cité Soleil. Le générateur que nous apportons permettra de fournir à Cité Soleil 150 mètres cubes d'eau de plus par heure, et de maintenir l'approvisionnement 24 heures sur 24 pendant la phase d'urgence. Le générateur est déposé sur une plate-forme que l'équipe d'Ugo a construite la veille. Les enfants d'un village voisin viennent regarder. « Quel bonheur de voir cet engin enfin ici ! », s'exclame Ugo. Il aura fallu trois jours pour y arriver...

Au point de distribution du CICR proche de Soleil 19, nous rencontrons Reginald, un des chargés de liaison de l'institution sur le terrain. Reginald est né dans le quartier et y vit toujours. Il aide à transférer l'eau d'un camion dans un réservoir en caoutchouc jaune, une « citerne souple ». Il parle à des jeunes qui rôdent à proximité : il s'agit d'éviter que la situation ne dégénère. Françoise Forges, volontaire de la Croix-Rouge haïtienne, est chargée des robinets, et veille à ce que toutes les femmes qui font la queue reçoivent bien leur ration d'eau. Elle les connaît, ce qui facilite son travail. Des enfants jouent et se lavent en riant dans le filet qui s'écoule dans le caniveau. Près du point de distribution, les murs, dont beaucoup sont à moitié écroulés, sont couverts de slogans politiques. Quelqu'un a ajouté une nouvelle inscription, récemment parce que la peinture est encore très blanche. Elle dit : « Merci au CICR ».

« Il y a un marché parallèle pour l'approvisionnement en eau dans le quartier, et les habitants les plus "riches" mettent en commun leurs ressources pour acheter le précieux liquide, explique Ugo. Mais aujourd'hui les pauvres n'ont pas les moyens de s'offrir quoi que ce soit et dépendent du réseau municipal, qui ne fonctionne plus. C'est pour cela que nous louons ces camions pendant la phase d'urgence. » Les camions qui, du matin au soir, livrent l'eau aux quatre points de distribution de Cité Soleil sont peints de couleurs vives, dans le style haïtien. Ils ont des noms : « Eau Délice », « Eau Miracle », « La Foileau » (Eau de la foi).



À Belekou, les femmes se bousculent pour l'eau

Notre dernière halte de la journée est Belekou. Des membres des gangs locaux montent la garde à l'entrée de leur quartier. De toute façon, rares sont les gens de l'extérieur qui s'y aventurent. Les sentinelles sont de jeunes hommes musclés à l'air farouche, qui semblent tous porter des lunettes de soleil miroir. Ils connaissent le CICR et, d'un signe de tête, nous font signe de passer.

Quand nous sortons de la voiture, Junior, encore un jeune homme à lunettes de soleil, salue l'ingénieur du CICR, Ugo, qui le connaît depuis des années. « J'ai veillé à ce que personne ne vienne voler votre citerne la nuit dernière », dit-il. Quelqu'un a pourtant réussi à enlever certains des boulons qui assurent l'étanchéité du dispositif, et le réservoir perd de l'eau. Pendant qu'Ugo monte sur la citerne pour visser de nouveaux boulons, des enfants nus jouent sous la plate-forme et remplissent de petites bouteilles en plastique. Des femmes crient et se bousculent à mesure qu'elles approchent du réservoir. Malgré la tension, c'est aussi un moment joyeux.

Des hélicoptères militaires volent au-dessus de ce lieu oublié et de sa population pas tout à fait laissée pour compte.

 


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Le point sur les activités au 29/O1/2010

 

Les besoins à long terme commencent à se révéler dans toute leur ampleur

 

Les effets à plus long terme du tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti commencent à apparaître plus clairement, à mesure que s’achèvent diverses missions d’évaluation de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans des régions isolées du pays. Les besoins essentiels touchent à la santé, à l’hébergement, à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement ainsi qu’à la nutrition, et tous comportent des implications immédiates et de longue haleine.

 

Des dizaines de milliers de gens ont quitté Port-au-Prince pour tenter de trouver du travail, se réfugier auprès de membres de leurs familles ou tout simplement parce qu’ils ne voulaient pas rester dans la capitale ravagée, où au moins 600.000 sinistrés sont encore massés dans des campements improvisés. On pense que quelque 235.000 personnes déplacées se sont provisoirement établies dans d’autres villes et agglomérations moins durement touchées.

 

“L’hébergement est un besoin aussi pressant que complexe”, souligne Alexandre Claudon, envoyé spécial de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Haïti. “Cela suppose d’avoir à disposition un toit, bien sûr, mais aussi des ustensiles de cuisine, des jerricans, des seaux et même des couvertures, s’agissant de certains villages de montagne.”

 

“Nous avons été tellement débordés par l’énormité des besoins dans la capitale que c’est tout récemment seulement qu’on a pu entreprendre d’évaluer la situation dans les régions environnantes”, poursuit Claudon. “Quand la capitale d’un pays a subi de tels dommages, la société cesse pratiquement de fonctionner.”

 

Le relèvement dépendra en large mesure de la situation économique des sinistrés, mais il est certain que toutes les familles et tous les éléments d’infrastructure seront soumis à une pression accrue. “Nous allons devoir réfléchir aux moyens de soutenir les familles d’accueil, à la meilleure façon d’aider ceux qui veulent rester dans la capitale pendant la reconstruction comme ceux qui préfèrent partir, à notre investissement dans l’infrastructure et à l’éventualité d’aménager des villages Croix-Rouge”, ajoute Claudon.

 

Jacqueline Brize, responsable de la phase initiale du relèvement à la Fédération internationale, faisait partie de la mission d’évaluation qui a visité tous les départements affectés en dehors de la capitale.

 

“Nous n’avons cessé d’évaluer les besoins et de nous efforcer d’y répondre depuis notre arrivée, mais cette fois-ci, il s’agit d’examiner la situation sous tous les angles simultanément”, explique-t-elle. “Nos volontaires tentent de dresser un tableau complet des besoins. Nous sommes encore dans la phase d’urgence, mais devons dès à présent planifier les efforts de relèvement. Cette évaluation est un premier pas important dans cette direction.”

 

La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge conduisent leurs évaluations et leurs activités de secours en Haïti en étroite coordination avec le système des Nations unies. Les conclusions des récentes missions à l’extérieur de la capitale sont partagées avec l’unité des Nations unies chargée de la coordination des évaluations en cas de catastrophe (UNDAC), laquelle a pour responsabilité de compiler toutes les données en provenance des diverses agences engagées sur le terrain.

 

La Fédération internationale cherche à recueillir 105,7 millions de francs suisses (EUR 71.649.500 / USD 103.289.000) en espèces, en nature et en services pour aider la Croix-Rouge haïtienne à assister jusqu’à 60 000 familles pendant trois ans.

 

L’assistance de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge touche déjà quelque 220.000 personnes. Cela comprend des services de santé au bénéfice de 3600 personnes, la fourniture de 700.000 litres d’eau par jour et des distributions de secours à quelque 10.000 personnes, chiffres qui devraient augmenter de manière sensible dans les jours à venir.

 

 


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Le point sur les activités au 28/01/2010

la situation reste précaire pour des centaines de milliers de personnes

 

 

 

En dépit de l’effort humanitaire de grande ampleur en cours, la situation reste précaire pour des centaines de milliers de personnes.

 

 

 

 

Le CICR soutient l’intervention plus vaste de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en Haïti, notamment dans des zones où peu d'organisations sont actives en raison de l’insécurité.

 

 

Répondre aux besoins des plus démunis

 

« Dans les quartiers les plus pauvres de la ville, la population manque toujours cruellement d’abris, de vivres, de soins de santé et d’installations sanitaires », dit Riccardo Conti, chef de la délégation du CICR en Haïti. Nous connaissons bien ces zones. En coopérant étroitement avec les organisations locales et la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne, nous rendons un peu moins difficile la vie de dizaines de milliers de victimes du séisme dans ces zones déshéritées. »

 

Ces derniers jours, les collaborateurs du CICR et de la Croix-Rouge haïtienne ont mis en place plusieurs postes de premiers secours et approvisionné des milliers de personnes en eau potable. Ils ont aussi aidé des familles séparées, notamment des enfants, à rétablir le contact. « Aujourd’hui nous envisageons aussi l’avenir et la mise au point de projets d’assistance qui auront un impact à long terme », ajoute M. Conti. Un de ces projets consiste à coopérer avec le service des eaux de Port-au-Prince pour remettre en état le réseau de distribution d’eau et fournir un accès continu à de l’eau potable à plus de 200 000 habitants de Cité-Soleil, un des quartiers les plus pauvres.

 

 

Un nouveau poste de premiers secours et un accès moins limité à l’eau

 

En coopération avec la Croix-Rouge haïtienne, le CICR a mis en place un nouveau poste de premiers secours dans le quartier de Canapé Vert, où près de 3 000 personnes ont perdu leur maison et vivent dans des camps de fortune. Le CICR a également fourni des secours médicaux supplémentaires aux postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne à Port-au-Prince.

 

À Cité-Soleil, les ingénieurs eau et assainissement ont installé quatre points de distribution d’eau, ce qui porte à 25 000 le nombre total de personnes de la capitale desservies chaque jour en eau potable. Ils ont aussi commencé des travaux de remplacement d’un générateur cassé d’une station de pompage à Duvivier, un quartier de Cité-Soleil. Dans le quartier de Champs-de-Mars où quelque 20 000 personnes sont entassées dans des camps, les ingénieurs ont évalué l’état des cinq sources d’approvisionnement en eau de la région et trouvé que trois d’entre elles étaient toujours opérationnelles, ce qui réduira considérablement la nécessité de transporter l’eau par camion.

 

Dans la prison pour femmes de Pétionville, les 300 détenues et les 30 agents pénitentiaires ont reçu des kits d’articles d’hygiène. Le CICR a également donné aux 250 personnes trouvant refuge dans les locaux de Radio Lumière des bâches en plastique, du savon et des seaux.

 

Un avion-cargo du CICR chargé de 104 tonnes de couvertures, de bâches en plastique, de jerricanes et de savon de lessive est arrivé hier en République dominicaine. La cargaison sera acheminée par route jusqu’à Port-au-Prince dans les prochains jours.

 

Les équipes mobiles du CICR et de la Croix-Rouge haïtienne ont continué à être actives dans plusieurs grands camps à Port-au-Prince. Elles ont commencé à enregistrer des informations sur les personnes confirmées comme étant en vie sur la base des listes fournies par les hôpitaux, les postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne et d’autres institutions À ce jour, elles ont organisé quelque 2 200 appels téléphoniques entre proches sans nouvelles les uns des autres. Ces derniers jours, les collaborateurs chargés des activités de recherches à Port-au-Prince ont recueilli 1 477 messages « sain et sauf » et reçu 27 nouvelles demandes de recherches.

 


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Le point sur les activités au 25/01/2010

deux postes de santé subviennent aux besoins de la population dans un des quartiers les plus pauvres de la capitale

 

Sur fond de mort et de destruction après le séisme qui a frappé l'île le 12 janvier dernier, la vie reprend peu à peu ses droits dans les rues et les camps de Port-au-Prince. Le CICR et la Croix-Rouge haïtienne ont mis en place deux postes de premiers secours à Bel-Air, un des quartiers les plus pauvres de la ville.

 

 

La vie à Port-au-Prince

 

Malgré la destruction et la douleur, la vie reprend progressivement le dessus dans les rues et les camps de fortune de Port-au-Prince. Des comités de quartier ont commencé à se constituer dans toute la ville. Les bulldozers s'emploient à déblayer les gravats et à démolir les bâtiments endommagés. La nourriture est plus abondante sur les étalages de rue, mais les prix ont doublé, voire triplé depuis la catastrophe. Les compagnies de transfert d'argent et les banques ont réouvert samedi, après 12 jours d'inactivité pendant lesquels personne n'a eu accès à de l'argent liquide.

 

« Les hôpitaux sont toujours bondés et souvent à court de médicaments et de matériel médical, mais les longues files d'attente que l'on pouvait voir il y a quelques jours encore ont disparu », raconte Simon Schorno, porte-parole du CICR en Haïti. Des camions-citernes distribuent de l'eau potable plusieurs fois par jour dans la plupart des camps, où des centaines de milliers de personnes vivent dans des tentes de fortune.

 

« Personne ici ne sait de quoi l'avenir sera fait. Mais dimanche matin, j'ai vu des familles endimanchées – des petites filles vêtues de robes blanches et de chaussures noires vernies, tenant leur père tiré à quatre épingles par la main – qui se dirigeaient vers ce qui restait d'une église. Quelques instants plus tard, elles écoutaient le sermon dominical et on pouvait entendre des chants s'élever parmi les ruines », ajoute Simon Schorno.

 

 

Postes de santé à Bel-Air

 

Samedi dernier, le CICR et la Croix-Rouge haïtienne ont mis en place deux postes de premiers secours dans le quartier de Bel-Air. Plus de 20 000 personnes déplacées à la suite du tremblement de terre vivent entassées dans les camps de fortune tentaculaires de ce quartier, un des plus pauvres de Port-au-Prince, où les habitants n'ont eu jusqu'ici qu'un accès limité aux soins de santé. Au cours des deux derniers jours, chacun des deux postes a soigné plus d'une centaine de personnes. L'un d'eux est situé à côté d'une maison de retraite détruite où vivaient 75 pensionnaires qui se retrouvent désormais à la rue, aux côtés des familles sans abri.

 

 

Nouvel avion-cargo en route pour Haïti

 

Le CICR a distribué des secours médicaux, qui font cruellement défaut, au centre de santé de Rosalie Rendu à Cité-Soleil. Des pansements et des kits de soins de santé primaires ont également été donnés aux équipes de médecins volontaires travaillant au collège Don Bosco et dans le quartier de Tabarre.

 

Le CICR continue d’approvisionner en eau potable plus de 12 000 personnes vivant dans trois camps et il y soutient la collecte des déchets. Les ingénieurs eau et assainissement du CICR ont récemment visité la prison pour femmes de Pétionville afin d’évaluer les besoins sur place. Les autorités pénitentiaires ont réussi par elles-mêmes à obtenir un approvisionnement suffisant en eau mais ont demandé au CICR de fournir les articles d’hygiène.

 

Le CICR vient de tenir son tout premier cours sur la gestion des dépouilles et l’archivage des informations y afférentes à l’intention du personnel des morgues à Port-au-Prince. La recherche et la récupération des dépouilles des victimes du séisme devraient se poursuivre ces prochaines semaines durant l’enlèvement des décombres. La formation dispensée par le CICR aux responsables et volontaires de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne vise à s’assurer que les informations sont recueillies aux fins d’identification à l’aide des formulaires CICR, et que les dépouilles sont inhumées dans la dignité.

 

Un avion-cargo du CICR chargé de 104 tonnes de couvertures, de bâches en plastique, de jerricanes et de savon de lessive devrait quitter Panama en fin de journée et arriver demain, 26 janvier, en République dominicaine. La cargaison sera acheminée par route jusqu’à Port-au-Prince dans les prochains jours.

 

 

Rétablissement des liens familiaux

 

Les équipes mobiles du CICR et de la Croix-Rouge haïtienne ont continué à être actives dans plusieurs grands camps à Port-au-Prince. Les collaborateurs travaillant à Desprez, Stade Sylvio Cator, Champs-de-Mars, Pétionville et Delmas ont réussi à organiser plus de 1 600 appels entre proches. Le CICR continue d’informer la population des services disponibles par des annonces à la radio et dans les rues.

 

Les spécialistes de la recherche de personnes ont également enregistré deux enfants non accompagnés. Le premier, un petit orphelin de 12 ans, vivait avec sa tante et son oncle, tous deux morts lors du séisme. Une famille d’accueil s’occupe de lui en attendant de trouver un lieu d’accueil permanent. Le deuxième enfant a passé la nuit au bureau du CICR avant d’être confié au bureau de l’UNICEF, où des dispositions provisoires sont prises avant qu’il ne puisse rejoindre sa tante qui réside à l’étranger.

 


Appel aux dons 143-0774594-53

Pour soutenir les victimes de la catastrophe, les dons peuvent se faire sur notre compte 143-0774594-53 avec " Fonds d'urgence Haïti " comme communication.

 

 

Le point sur les activités au 22/01/2010

Le CICR aide 3 000 personnes qui survivent dans des conditions désespérées.

Alors que les personnes qui en ont les moyens quittent Port-au-Prince pour la campagne, des centaines de milliers d’autres campent toujours dehors, dans des places et des parcs publics, des terrains de sports et des espaces publics transformés en camps de fortune. Jeudi, quelque 3 000 personnes vivant dans les camps à Primatur ont reçu une aide plus que nécessaire.

 

 

Distribution de l’aide entre les répliques

Les habitants de Port-au-Prince ont connu plusieurs autres répliques jeudi, et la population vit dans des conditions très difficiles dans plus de 250 espaces publics. À Primatur, ces espaces publics hébergent quelque 3 000 personnes dans des camps de fortune. Jeudi soir, une équipe du CICR, soutenue par 13 volontaires de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne et quelques personnes du camp, a distribué des couvertures, du savon et des jerricanes pour stocker l’eau potable. Elle a aussi remis des bâches en plastique qui permettent aux familles de monter des abris temporaires et de retrouver un peu d’intimité dans un camp surpeuplé.

 

« Les conditions de vie sont très dures ici ; nous ferons tout notre possible pour apporter une aide supplémentaire dans les prochains jours », explique Ana Grelin Hernández, nutritionniste du CICR.

 

Le CICR travaille en étroite coopération avec la Société nationale de la Croix-Rouge la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge coordonne et dirige les activités internationales de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.  

 

Des secours médicaux pour les hôpitaux de campagne

Jeudi, le CICR a distribué d’autres secours médicaux à un hôpital de campagne d’une capacité de 70 lits, fourni par la Croix-Rouge norvégienne et la Croix-Rouge canadienne, ainsi que par la Société nationale israélienne, le Magen David Adom. Les médecins y soignent plus de 80 blessés graves par jour et ont épuisé tous leurs stocks de secours médicaux. Le CICR a également distribué des secours plus que nécessaires à un dispensaire géré par Médecins sans frontières (Pays-Bas) dans le quartier de Carrefour.

 

La Croix-Rouge haïtienne, soutenue par le CICR, a ouvert un nouveau poste de premiers secours dans le complexe sportif de Carrefour, où des milliers de personnes sont rassemblées. Les volontaires de la Croix-Rouge ont soigné 23 blessés dans les premières heures. Entre-temps, des médecins de la Croix-Rouge finlandaise commencent à prodiguer des soins dans un nouveau poste de premiers secours à Carrefour Feuille.

 

Pour la deuxième fois cette semaine, le CICR a distribué des secours d’urgence au poste de premiers secours de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne à Cité-Soleil, un bidonville d’une population de quelque 200 000 personnes dans lequel très peu d’autres d’organisations humanitaires sont actives à ce jour.

 

Dans le quartier Bel Air de Port-au-Prince, une équipe sanitaire du CICR a évalué les besoins d’un hospice pour personnes âgées, qui a été très endommagé par le séisme. Les personnes ont besoin de premiers secours et il n’y a ni latrines ni accès à l’eau. Vu la situation désastreuse de l’hospice, le CICR a l'intention de soutenir l'installation ces prochains jours.

 

Les spécialistes de médecine légale du CICR ont fourni des sacs mortuaires à la morgue de l’Hôpital Universitaire de l'État d'Haïti (HUEH), un des deux grands hôpitaux de Port-au-Prince.

 

 

Rétablissement des liens familiaux

Des équipes aidant les personnes à rétablir le contact avec leurs proches sont actives dans quatre camps et ont facilité près de 300 appels téléphoniques entre les habitants de Port-au-Prince et leurs proches vivant à l’étranger. Ces trois derniers jours, le service a permis à quelque 900 personnes de passer ces appels téléphoniques. Les équipes conjointes CICR /Croix-Rouge haïtienne ont également enregistré sur le site web spécial du CICR (www.icrc.org/familylinks) les noms de 193 personnes impatientes de faire savoir à leurs proches qu’elles sont saines et sauves.

 

Vendredi, plus de 24 100 noms étaient enregistrés sur ce site spécial pour Haïti, qui a été remanié depuis le début du séisme et est désormais accessible en quatre langues dont le créole. Plus de 1 900 noms appartiennent à de personnes souhaitant faire savoir qu’elles sont en vie, et vendredi, le CICR a pu supprimer 564 noms, les personnes recherchées ayant été localisées.

 


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Le point sur les activités au 21/01/2010

Malgré la réplique qui a secoué hier Haïti, l’aide parvient enfin aux survivants du séisme dévastateur. Toutefois, des centaines de milliers de personnes qui vivent dans les rues de Port-au-Prince, et des dizaines de milliers d’autres en dehors de la capitale, n’ont toujours pas accès à de nombreux services de base.

 

Situation à Port-au-Prince

La forte réplique qui a frappé Haïti hier à quelques kilomètres au sud-ouest de Port-au-Prince a provoqué la panique au sein de la population déjà épuisée par le séisme. « L’incertitude est ce qui préoccupe le plus les personnes que j’ai rencontrées », déclare le porte-parole du CICR en Haïti, Simon Schorno. « La population haïtienne fait preuve d'une résilience incroyable, et en dépit de la souffrance, des conditions très dures et du chaos, Port-au-Prince reprend un semblant de vie. »

 

« C’est une bonne chose de voir que l’aide commence à atteindre les victimes », dit Riccardo Conti, chef de la délégation du CICR en Haïti. « Les organismes d’aide sont davantage présents dans de nombreux quartiers et il y a de nombreux points de distribution d’eau dans la ville. Les opérations du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, notamment du CICR, font la différence. Toutefois, la situation humanitaire demeure très difficile, voire critique. Des centaines de milliers de personnes qui vivent dans les rues de Port-au-Prince n’ont toujours pas accès à des services de base tels qu’abris et installations sanitaires. »

 

Sur le terrain, le CICR travaille en étroite coopération avec a Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge coordonne et dirige les activités internationales de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. 

 

 

Postes de premiers secours dans la capitale et à Petit-Goâve

En coopération avec la Croix-Rouge haïtienne, le CICR a mis en place trois postes de premiers secours dans les quartiers de Primatur, Carrefour-Feuille et Carrefour à Port-au-Prince ou aux alentours. « Pour l’heure les soins médicaux sont limités, et la population s'attend à ce que la Croix-Rouge apporte une aide car nous étions présents en Haïti avant le séisme », explique Roberto Forin, un délégué du CICR qui travaille à Port-au-Prince depuis presque une année. Les postes sont tenus par des secouristes de la Croix-Rouge haïtienne qui vivent habituellement dans les quartiers où ils prodiguent les soins.

 

Mercredi, un chirurgien du CICR, Hassan Nasreddine a visité Petit-Goâve, une ville côtière située à quelque 70 kilomètres au sud-ouest de Port-au-Prince, où le CICR a mis en place deux postes de premiers secours maintenant gérés par la Croix-Rouge haïtienne. « Le séisme a détruit environ 15 % de la ville, et l’accès à l’eau potable, aux soins médicaux, aux installations sanitaires et aux abris est très limité », déclare-t-il. Les personnes sont angoissées après la forte réplique d’hier matin. De nombreux habitants disent quitter la ville la nuit pour dormir dans les montagnes voisines. »

 

 

De l’eau pour les plus démunis

Les ingénieurs eau et assainissement du CICR ont rencontré les autorités du service des eaux de Port-au-Prince pour mieux évaluer les besoins de la ville. La situation à Cité-Soleil, un des quartiers les plus pauvres de la capitale, qui souffre actuellement d’une grave pénurie d’eau, est particulièrement préoccupante. Le CICR a remis en état tout le système d’approvisionnement en eau de Cité-Soleil en 2007 et s’efforce maintenant de réparer le réseau d’approvisionnement en eau du quartier, notamment sa principale tour d’eau, qui a été gravement endommagée par le séisme.

 

Le CICR continue d’approvisionner en eau plus de 12 000 personnes qui vivent dans trois camps improvisés, dont l’un situé tout près du bureau du CICR dans le quartier Delmas. Il finance également la collecte des déchets dans les trois camps.

 

 

Le service des recherches de Port-au-Prince est très sollicité

Les personnes cherchant désespérément à rétablir le contact avec leurs proches ont commencé à affluer dans le nouveau service de recherches, au siège de la Croix-Rouge haïtienne près de Croix de Pré, dès son ouverture. « Nous avons été étonnés de voir avec quelle rapidité les personnes ont eu connaissance de notre service. Cela montre l’importance capitale que notre service, qui aide les personnes à reprendre contact avec leurs proches, a pour les survivants », déclare Marc Studer, spécialiste du rétablissement des liens familiaux (RLF) du CICR qui a mis sur pied ce service avec ses homologues de la Croix-Rouge haïtienne.

 

Les radios locales diffusent une annonce publicitaire pour encourager le public à faire appel aux services de RLF. « Des camions avec haut-parleurs circuleront également dans la ville, en particulier près des camps les plus peuplés, pour faire savoir que les personnes peuvent entrer en contact avec leurs proches par l’intermédiaire de la Croix-Rouge », ajoute Pierre Barras, qui dirige l’équipe de RLF du CICR.

 

Mercredi, le CICR et la Croix-Rouge haïtienne ont permis à 343 personnes à Port-au-Prince de passer des appels téléphoniques à leurs proches vivant à l’étranger. Ils ont également enregistré sur le site web spécial du CICR (www.icrc.org/familylinks) les noms de 178 personnes impatientes de faire savoir à leurs proches qu’elles sont saines et sauves. À ce jour, plus de 23 900 noms sont enregistrés sur ce site ; parmi eux, quelque 1800 appartiennent à des personnes souhaitant faire savoir qu’elles sont en vie.

 


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Le point sur les activités au 20/01/2010

le CICR étend son aide

Une semaine après le séisme qui a dévasté Haïti, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et notamment le CICR, renforcent leurs opérations de secours. Mais la situation sur le terrain reste très difficile pour des milliers de survivants.

 

 

La vie quotidienne à Port-au-Prince

Simon Schorno, porte-parole du CICR à Port-au-Prince, confirme que la vie est très difficile dans les camps de fortune qui abritent des dizaines de milliers de survivants du tremblement de terre : « L’hygiène pose problème, même si les gens, et parfois les autorités locales, ont commencé à s'organiser pour aller chercher de l'eau et éliminer les ordures ».

 

« De nombreuses personnes me disent qu’elles n’ont presque plus, ou plus du tout d’argent, que les prix des légumes et du pain sont montés en flèche et qu’elles ne pourraient pas survivre si elles ne mettaient pas leurs ressources en commun, explique S. Schorno. Beaucoup cherchent du travail, comme ces jeunes qui font la queue à la porte d’organisations internationales en espérant trouver un petit boulot à la journée. Sur la place du Champ de Mars, certains semblent faire de bonnes affaires en vendant du charbon à des familles qui vivent dans les camps de fortune et qui utilisent de petits braseros en fer blanc pour faire la cuisine. Des hommes d’affaires offrent de recharger les téléphones mobiles ou louent le leur. »

 

Le CICR continue de travailler en étroite collaboration avec ses partenaires de la Croix-Rouge, notamment la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne.  

 

Soins de santé en-dehors de Port-au-Prince

Les équipes médicales du CICR ont rejoint Petit-Goâve, une ville côtière située à quelque 70 km au sud-ouest de Port-au-Prince, où elles ont installé deux postes de premiers secours pris en charge maintenant par des volontaires de la Croix-Rouge haïtienne. Elles ont également apporté des kits de premiers soins qui faisaient cruellement défaut et qui permettront de traiter quelque 500 patients. « Malheureusement, les souffrances à Petit-Goâve ne sont pas moindres qu’à Port-au-Prince », déclare Hassan Nasreddine, le chirurgien du CICR qui dirige l’équipe sanitaire. « Beaucoup de patients n’ont pas encore pu recevoir de soins parce l’hôpital principal de la ville manque de tout ». Le CICR fournira des médicaments et du matériel médical à cette ville ces prochains jours.

 

À Port-au-Prince, l’Hôpital de la Paix et le poste de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne dans le bidonville de Martissant ont à nouveau reçu du matériel médical.

 

 

Eau potable pour plus de 12 000 personnes

L’hygiène et l’assainissement restent un gros sujet de préoccupation à Port-au-Prince, où de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès à de l’eau potable en quantité suffisante. Le CICR approvisionne en eau plus de 12 000 personnes qui vivent dans trois camps improvisés. « Des camions-citernes apportent de l’eau plusieurs fois par jour pour remplir les réservoirs que nous avons installés, afin que ces familles puissent enfin boire et se laver », explique Ikthiar Aslanov, ingénieur du CICR spécialiste de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement. «Après les horreurs et les épreuves de ces derniers jours, c'est un plaisir de voir ces enfants boire de l'eau potable et se laver », affirme Ugo Mora, un autre ingénieur du CICR.

 

 

Rétablissement des liens familiaux : le bureau est opérationnel

Le CICR collabore étroitement avec la Croix-Rouge haïtienne pour permettre aux habitants et aux Haïtiens se trouvant hors du pays de retrouver le contact avec leurs proches. Mardi, des habitants des quartiers les plus touchés de Port-au-Prince, notamment Croix-de-Prez et Canapé Vert, ont eu la possibilité de téléphoner à des membres de leurs familles vivant à l’étranger, principalement aux États-Unis. Au total, 117 appels téléphoniques ont été passés.

 

Le CICR et la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne ont aussi mis sur pied un service de rétablissement des liens familiaux. « Notre poste de recherches de Port-au-Prince nous aidera à traiter les demandes envoyées sur notre site des liens familiaux ces derniers jours », explique Pierre Barras, qui dirige le service de recherche de personnes du CICR. « Nous sommes maintenant en mesure d'aider des habitants qui ont tout perdu à rétablir le contact avec leurs proches. Les personnes qui ont perdu leur maison et qui se trouvent dans des camps de fortune n'ont souvent même pas les moyens de faire un appel téléphonique, et bon nombre d'entre eux ne savent pas ce qu'il est advenu de leurs proches une semaine après le séisme ». Les stations de radio ont commencé à faire connaître ce service et encouragent les personnes qui sont sans nouvelles de membres de leur famille à prendre contact avec la Croix-Rouge haïtienne ou le CICR.

 

Jusqu’à présent, près de 23 500 noms ont été enregistrés sur le site des liens familiaux du CICR (www.icrc.org/familylinks). Plus de 1600 messages proviennent de personnes qui souhaitent faire savoir à leurs proches qu'elles sont saines et sauves. Ces derniers jours, quelque 360 noms ont été retirés de la liste, les personnes recherchées ayant été retrouvées par leurs proches.

 

 

Traiter les morts avec dignité

Deux médecins légistes du CICR sont arrivés à Port-au-Prince pour conseiller les autorités haïtiennes sur la manière de rassembler des informations sur les personnes décédées et de traiter les dépouilles avec dignité. « Nous voulons aider à dissiper la croyance selon laquelle les morts propagent des maladies, qui est très répandue à Port-au-Prince et qui a donné lieu à des crémations massives et des enterrements dans des fosses », déclare Morris Tidball-Binz, qui supervise les activités médico-légales du CICR dans cette ville. Le CICR distribue également des sacs et des étiquettes pour les dépouilles, des gants, des masques et d'autres articles essentiels aux morgues locales.

 

 

Envois de secours

Un avion affrété par le CICR, transportant 36 tonnes de matériel pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement ainsi que des médicaments et du matériel médical, a quitté Genève hier pour la République dominicaine. De là, le chargement sera acheminé à Port-au-Prince par la route. Un deuxième avion transportant 2 500 kits pour familles, comprenant des articles essentiels tels que couvertures, ustensiles de cuisine et bâches en plastique pour construire des abris temporaires, quittera Panama pour la République dominicaine au cours des prochains jours.

 


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Le point sur les activités au 19/01/2010

le CICR vient en aide aux victimes en dehors de la capitale

 

Pour la première fois, le CICR est parvenu à se rendre auprès des victimes du séisme de mardi dernier dans des zones situées en dehors de la capitale Port-au-Prince. Il travaille en coopération avec les autorités sanitaires du pays pour mettre en place des postes de premiers secours dans les villes et les agglomérations voisines.

 

Les équipes du CICR ont réussi pour la première fois à atteindre la ville de Léogane, à 60 km à l'ouest de Port-au-Prince. « Léogane a été sérieusement endommagée par le tremblement de terre de mardi dernier, et ses habitants ont besoin d'une aide d'urgence », déclare Philippe David, coordonnateur santé du CICR en Haïti. « Nous sommes en train de mettre en place des postes de premiers secours dans les zones les plus durement touchées par le séisme, et nous prévoyons de renforcer notre assistance médicale à Léogane dans les jours à venir. »

 

Des ingénieurs du CICR ont en outre évalué les dégâts subis par le château d'eau qui dessert l'ensemble de la population de Cité-Soleil, un des plus grands bidonvilles de Port-au-Prince. Cette structure a été gravement endommagée et d'importantes réparations s'imposent. Entre-temps, les habitants viennent s'approvisionner directement au pied du château d'eau.

 

Lundi, le CICR a commencé à distribuer des articles ménagers de première nécessité à Delmas, un quartier de la capitale. La distribution a toutefois dû être interrompue, la situation devenant particulièrement tendue. « Ces tensions sont compréhensibles, vu les conditions déplorables dans lesquelles vivent les gens qui ont tout perdu », explique Riccardo Conti, qui gère les opérations du CICR en Haïti. « Bien que la situation soit difficile à Port-au-Prince, nous comptons reprendre les distributions de secours ces prochains jours. » En attendant, le CICR a achevé la construction de 10 nouvelles latrines à Delmas et a approvisionné en eau quelque 7 500 personnes installées dans des camps de fortune dans trois autres quartiers de la capitale.

 

 

Rétablissement des liens familiaux

 

Le CICR et la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne sont en train de mettre en place un bureau à Port-au-Prince pour aider les personnes à rétablir le contact avec leur famille suite au séisme de mardi dernier. Installé au siège de la Croix-Rouge haïtienne, à Croix-de-Prez, il permettra aux habitants d'échanger des nouvelles avec leurs proches. Plusieurs stations radio locales devraient commencer prochainement à informer la population des activités mises en œuvre par la Croix-Rouge dans le domaine du rétablissement des liens familiaux.

 

À ce jour, plus de 23 000 noms ont été enregistrés sur le site web créé spécialement par le CICR pour venir en aide aux personnes sans nouvelles de membres de leur famille. Parmi ces noms, plus de 1 500 appartiennent à des personnes désireuses d'informer les leurs qu'elles sont en vie.

 


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Le point sur les activités au 18/01/2010

la situation est véritablement catastrophique. Les habitants de Port-au-Prince en sont à lutter pour leur simple survie. Assoiffés et le ventre vide, ils sont à bout de nerfs et commencent à réaliser ce qui leur arrive. Le CICR a intensifié ses efforts et s'emploie à distribuer vivres, eau et médicaments à des milliers de rescapés.

 

 

Pour beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, la situation est véritablement catastrophique.

 

« L'accès aux abris, aux installations sanitaires, à l'eau, à la nourriture et aux soins médicaux demeure extrêmement limité », explique Riccardo Conti, chef de la délégation du CICR en Haïti. « Même si la présence des acteurs humanitaires commence à produire ses effets dans les hôpitaux et les dispensaires, beaucoup de structures médicales à Port-au-Prince manquent toujours de personnel et de médicaments. Vu l'ampleur des besoins, la tâche qui attend les organisations humanitaires s'annonce gigantesque. »

 

À Christ-Roi, Delmas, Carrefour et dans pratiquement tous les autres quartiers de la capitale, les rues grouillent de monde et sont remplies de tentes de fortune et de tas d'ordures en feu. De nombreux habitants semblent avoir abandonné les recherches pour retrouver des cadavres. Assis sur les gravats d'un immeuble effondré, des hommes sont occupés à casser des blocs de ciment et à extraire des morceaux de ferraille des décombres, cherchant à récupérer tout ce qui pourrait servir. De longues queues chaotiques se forment devant les rares pompes à essence encore en service. Des gardes armés et des policiers tentent vainement de mettre un peu d'ordre parmi la foule de clients.

 

« Les gens deviennent de plus en plus agressifs, parce qu'ils ont besoin d'eau et de nourriture », explique Sherley, une rescapée de 29 ans. « À mesure que nous réalisons que nous ne retrouverons pas nos proches, c'est comme si nous prenions enfin conscience de ce qui nous arrive. Aujourd'hui, les gens se battent pour survivre. »

 

Le CICR continue d'intensifier ses efforts pour faire face à la crise ; actuellement, il approvisionne en eau trois quartiers de la ville. Six camions chargés de secours du CICR, comprenant des médicaments et du matériel médical, sont arrivés à Port-au-Prince dans la nuit de dimanche et ont permis de renforcer la capacité de l'institution à aider ceux qui en ont besoin.

 

Risques d'épidémies

Six jours après le séisme, la situation en matière de santé et d'assainissement devient de plus en plus précaire dans les camps de fortune.

 

L'accès aux toilettes et à l'eau est extrêmement limité, dans la mesure où les services et les infrastructures ont pratiquement tous été réduits à néant et un nombre incalculable de personnes dort dans la rue. Une insoutenable odeur d'urine flotte un peu partout dans Port-au-Prince.

 

« Nous devons répondre au plus vite aux besoins en eau et assainissement si nous voulons limiter les risques d'épidémies, affirme M. Conti. C'est une question primordiale. »

 

Le CICR utilise actuellement des camions-citernes pour fournir de l'eau potable à quelque 7 500 personnes installées dans des camps de fortune. Dans le quartier de Delmas, il a également construit des latrines pour environ 1 000 personnes.

 

« L'eau ne sert pas uniquement à étancher la soif », explique Guy Mouron, coordonnateur du CICR chargé de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en Haïti. « Quand on a tout perdu, le fait de pouvoir se laver permet de rester propre et de retrouver la dignité. »

 

 

Tensions croissantes

Les prix des denrées alimentaires et des transports sont montés en flèche depuis mardi, et les scènes de violence et de pillage se multiplient à mesure que le désespoir grandit.

 

« Les gens ont tout perdu. Il n'y a pas d'argent et le marché noir fleurit », raconte Verlène, une assistante administrative de 31 ans. « À Delmas, où je vis, des pillages ont lieu. La nuit, nous nous barricadons à l'intérieur. Les propriétaires de logements portent des armes et n'hésitent pas à s'en servir. Hier, des individus se sont mis à crier qu'un tsunami arrivait pour faire fuir les gens et leur voler le peu qu'il leur reste. »

 

Les délégués du CICR indiquent qu'il y a des marchands de légumes et de fruits dans les rues, mais peu de clients, car personne n'a les moyens d'acheter la nourriture. Dans un quartier de Port-au-Prince, le prix du pain a doublé depuis la semaine dernière.

 

Beaucoup de ceux qui en ont les moyens partent. À Martissant, les autobus qui quittent la ville sont bondés, et la frontière avec la République dominicaine serait prise d'assaut par des habitants de Port-au-Prince cherchant à sortir du pays. Près de l'aéroport, des Américains d'origine haïtienne font la queue devant l'ambassade des États-Unis, espérant pouvoir quitter le pays.

 

Pendant ce temps, dans la ville Port-au-Prince, l'indifférence s'installe. Les habitants ont commencé à entasser les cadavres devant les portes. « La nuit dernière, le long de la Route des Frères, j'ai vu des gens qui brûlaient des corps dans une tombe improvisée sur le bas-côté de la route », raconte une femme au CICR.

 

 

Activités du CICR

Le CICR, qui était déjà présent en Haïti avant le tremblement de terre de mardi, œuvre en tant que composante du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et travaille en étroite coopération avec la Croix-Rouge haïtienne.

 

Le CICR a approvisionné en eau potable quelque 7 500 survivants et a fourni des secours à la Croix-Rouge haïtienne destinés aux dix postes de premiers secours que celle-ci a mis en place dans divers camps de fortune de la capitale. Ces postes sont maintenant opérationnels et pourront dispenser des soins médicaux de base à des milliers de personnes.

 

Le CICR a aussi fourni plus de 500 sacs mortuaires aux militaires brésiliens de la Mission des Nations Unies, chargés de l’enlèvement des corps à Port-au-Prince.

 

Avant l’arrivée dimanche de six camions transportant une cargaison de quelque 40 tonnes de secours médicaux du CICR, l’institution, avec le soutien de la Croix-rouge haïtienne, avait déjà fourni des kits médicaux pour soigner 2 000 patients à deux hôpitaux de référence de Port-au-Prince. Des centaines de couvertures et de bâches en plastique ont également été distribuées.

 

Une deuxième équipe de déploiement rapide du CICR est attendue en Haïti d’ici un ou deux jours pour apporter un soutien dans les domaines de la médecine légale, de la recherche de personnes, des soins infirmiers, des communications et de la logistique aux équipes déjà présentes sur place.

 

Par ailleurs, les délégués du CICR ont visité plusieurs lieux de détention à Port-au-Prince afin d’évaluer les besoins.

 

Vu l’ampleur de la catastrophe, le CICR n’est pas en mesure de fournir de chiffres exacts sur le nombre de morts et de blessés.

 

Entre-temps, la première des seize unités d’intervention d’urgence de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge mobilisées est arrivée à Port-au-Prince. Une unité chirurgicale norvégienne à déploiement rapide et une unité de soins médicaux finlandaise sont arrivées dimanche avec des secours médicaux et vont pouvoir commencer à pratiquer des opérations aujourd’hui. Une unité de secours américaine est à l’œuvre à Port-au-Prince. Une unité allemande de soins médicaux de base et une unité espagnole spécialisée dans les télécommunications arriveront aujourd’hui. Une unité de la Croix-Rouge britannique spécialisée dans la logistique est déjà en place à Saint-Domingue, et un hôpital de campagne ainsi qu'une unité spécialisée dans l’eau et l’assainissement arriveront ces prochains jours. Le CICR continue de travailler en étroite coopération avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour veiller à ce que toutes les unités d’intervention d’urgence attendues en Haïti puissent atterrir le plus vite possible.

 


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Le point sur les activités au 17/01/2010

D'importantes quantités de secours d'urgence sont arrivées à Port-au-Prince. Le défi consiste à présent à les distribuer le plus vite possible aux rescapés du séisme. Les dernières évaluations confirment l'énorme ampleur des dégâts. Très peu de quartiers ont été épargnés, tandis que les infrastructures et les services locaux ont été réduits à néant. Le CICR a construit des latrines pour 1 000 personnes et fourni des kits médicaux pour 2 000 patients à deux hôpitaux. Sept camions chargés de secours médicaux du CICR devraient arriver dans la capitale dimanche dans la soirée.

 

Des dizaines de milliers de rescapés du séisme ont passé une cinquième nuit dehors dans les camps de fortune qui ont été aménagés dans chaque quartier de Port-au-Prince. L'accès aux abris, aux toilettes, à l'eau, à la nourriture et aux soins médicaux demeure extrêmement limité, selon les spécialistes du CICR présents sur place. S'il semble que des vivres soient disponibles dans la capitale, les prix sont montés en flèche et la plupart des habitants ne peuvent pas se permettre d'acheter quoi que ce soit.

 

Les structures médicales à Port-au-Prince manquent encore de personnel et de médicaments. Elles sont submergées et pleines à craquer. La situation sanitaire dans les camps de fortune est précaire.

 

« Croix de Pré semble être le quartier le plus dévasté de Port-au-Prince », déclare Simon Schorno, porte-parole du CICR, qui a visité la plupart des secteurs de la ville. « Très peu de bâtiments sont restés debout, et dans chaque ruelle, on trouve des gens installés sous des bâches en plastique et des couvertures. Certains rescapés vivent dans des voitures démolies et recouvertes de poussière. Les ordures jonchent le sol un peu partout, et la pestilence des cadavres en décomposition flotte un peu partout », relate-t-il.

 

Le CICR, qui était déjà présent et actif en Haïti avant le séisme de mardi, intensifie ses efforts pour faire face à la crise. Ses activités s'inscrivent dans le cadre de l'action déployée par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et il travaille en étroite coopération avec la Société nationale de a Croix-Rouge haïtienne.

 

Selon M. Schorno, le siège de la Société nationale, situé non loin de Croix de Pré, est assiégé par des personnes qui demandent de l'aide médicale. La Croix-Rouge haïtienne a mis en place un poste de premiers secours dans la rue, où des volontaires de la Croix-Rouge d'Haïti et d'autres pays travaillent de concert pour nettoyer et suturer les plaies au milieu des gravats.

 

 

Mort et désespoir

 

À Centreville, sur la place du Champ de Mars, plusieurs milliers de rescapés vivent désormais dans l'un des plus grands camps de fortune de la ville. M. Schorno décrit la situation désespérée des gens qui y ont trouvé refuge. « Certains ont réussi à trouver un coin d'ombre, mais la plupart sont assis sous le soleil. Il règne une insoutenable odeur d'urine. Des centaines d'enfants improvisent des jeux, rient et pleurent. Les mères discutent avec des voisins en agitant leurs éventails », raconte-t-il.

 

Martine, une mère de 39 ans, lave son enfant dans une bassine d'eau. Plusieurs familles s'en sont déjà servies. Son mari est parti à la recherche d'eau potable tôt dans la matinée. Pour l'heure, ils n'en ont pas. Ses voisins lui ont donné quelques légumes qu'ils ont cuisinés. « Je ne sais pas combien de temps nous allons rester ici, ni où nous irons », dit-elle.

 

Plus loin, près du littoral, les rues sont bondées. Les répliques se font encore sentir et personne ne veut s'aventurer dans les rares bâtiments encore debout.

 

« Les rues sont jonchées de corps en décomposition, le ventre gonflé ; beaucoup d'entre eux répandent un liquide jaunâtre, relate M. Schorno. Les motocyclettes et les voitures les contournent, personne ne s'attarde à les regarder. Plusieurs jeunes hommes s'emploient à déplacer les gravats d'un immeuble effondré. Ils ne sont pas à la recherche de personnes, mais de ferraille. Désormais, tout ce qui compte pour eux, c'est leur propre survie.

 

 

Course contre la montre pour sauver des vies

 

À l'ombre de ce qui reste du Palais national, le siège de la police est vide et le bâtiment à demi détruit. Les membres des forces de l'ordre et leurs familles – qui ont eux aussi besoin d'aide – sont assis dans leurs voitures et leurs camionnettes. Rémi, 3 ans, fils d'un des policiers, est malade et blessé.

 

« Il est resté coincé sous les décombres pendant quatre heures ; et depuis que nous l'avons tiré de là, il y a trois jours, il est paralysé », raconte son père. « J'ai peur, dit sa mère Wilma dans un souffle de voix. Mon garçon va-t-il mourir ? » Son fils, qui n'a rien mangé depuis deux jours et ne réagit plus, est emmené dans un hôpital de campagne qui se trouve à proximité. Il s'agit de la seule structure médicale opérationnelle à Montrissant. Il y a quatre médecins pour quelque 400 patients qui attendent d'être soignés dans ce dispensaire de fortune composé de deux conteneurs en métal et d'une cour abritée sous une bâche.

 

Le lieu est bondé, et des dizaines de blessés et de malades attendent à l'entrée. « Un des médecins m'a expliqué qu'il sont débordés et qu'ils ont perdu plus de 50 patients ces deux derniers jours », raconte M. Schorno. Une cinquantaine de médecins expatriés devraient arriver prochainement sur place, mais pour certains survivants, comme le petit Rémi, cette aide risque d'arriver trop tard.

 

« Plus près du littoral, d'énormes tas d'ordures se forment, les rues baignent dans une eau grisâtre polluée, des femmes vendent des légumes mal en point, et des jeunes hommes découpent des pneus usés, relate M. Schorno. Les autobus qui passent dans un nuage de fumée noire sont pleins à craquer. Tous ceux qui le peuvent quittent la ville pour la campagne, où ils espèrent pouvoir survivre plus facilement et peut-être recommencer une nouvelle vie. »

 

 

Personne n'est épargné

 

Avant le séisme, la Croix-Rouge haïtienne comptait quelque 1 000 volontaires à Port-au-Prince ; bon nombre d'entre eux ont travaillé sans relâche depuis mardi pour venir en aide à ceux qui en ont besoin.

 

« Nous avons sauvé de nombreuses vies ces derniers jours », déclare Judas Celoge, coordonnateur du poste de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne à Martissant – un des quartiers les plus pauvres de la capitale.

 

Près de la table des premiers secours posée dans la rue, Marine, 13 ans, est assise sur le trottoir, la tête entre les mains. Elle ne pleure pas, mais a le regard perdu dans le vide. Son père, sa mère, son frère et sa sœur sont morts dans le séisme. Leurs corps n'ont pas été retrouvés et ne le seront probablement jamais.

 

« Tous ceux à qui vous parlez ont perdu quelqu'un. Personne ici n'a été épargné par cette tragédie », explique M. Schorno.

 

 

Activités du CICR

 

Les activités internationales de secours de <personname productid la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, y compris celles du CICR, sont coordonnées par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Le CICR continue de travailler en étroite coopération avec ses partenaires de la Croix-Rouge présents sur place afin d'évaluer les besoins humanitaires et de distribuer les secours.

Une cargaison de quelque 40 tonnes de secours médicaux du CICR, partie de Genève dans la nuit de jeudi, devrait arriver à Port-au-Prince dans la soirée de dimanche. Les secours seront acheminés par camion à partir de la République dominicaine.

Samedi16 janvier, le CICR a lancé une opération de transport d'eau par camions dans le quartier de Delmas, qui a permis d'approvisionner en eau potable quelque 1 000 personnes installées dans un camp de fortune. Des latrines ont également été mises en place dans ce quartier.

Avec le soutien de la Croix-Rouge haïtienne, le CICR a fourni à deux hôpitaux de référence de Port-au-Prince des trousses médicales pour soigner 2 000 patients pendant un mois. Des centaines de couvertures et de bâches en plastique ont également été distribuées.

Vu l'ampleur de la catastrophe, le CICR n'est pas en mesure de fournir de chiffres exacts sur le nombre de morts et de blessés.

Dimanche matin, une deuxième équipe de déploiement rapide du CICR a quitté Genève pour Haïti, où elle soutiendra les équipes déjà présentes sur place dans les domaines de la médecine légale, de la recherche de personnes, des soins infirmiers, des communications et de la logistique.

Entre-temps, la première des trois grandes unités d'intervention d'urgence de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est arrivée sur l'île le 16 janvier. Elle est conçue pour fournir des soins de santé de base à 30 000 personnes. Pour l'instant, 14 unités d'intervention d'urgence ont été déployées en Haïti, la plupart devant arriver ces prochains jours. Parmi elles, des unités spécialisées dans l'eau et l'assainissement, la logistique, les infrastructures informatiques et de télécommunication, ainsi qu'un grand hôpital de 250 lits.

Par ailleur, les délégués du CICR ont visité plusieurs lieux de détention à Port-au-Prince afin d'évaluer les besoins des détenus et des autorités, et d'assurer le suivi sur les questions de détention.

 


Appel aux dons 143-0774594-53

Pour soutenir les victimes de la catastrophe, les dons peuvent se faire sur notre compte 143-0774594-53 avec " Fonds d'urgence Haïti " comme communication.

 

 

 

Le point sur les activités au 16/01/2010

La situation humanitaire demeure désastreuse pour la plupart des habitants de Port-au-Prince suite au tremblement de terre qui a frappé l'île mardi, laissant une grande partie de la capitale en ruine. La secousse tellurique a provoqué des destructions massives et d'une ampleur considérable. Les gens sont encore sous le choc et tentent de reprendre le dessus dans cet environnement de mort et de dévastation. Les équipes du CICR indiquent que des milliers de personnes sont dans la rue et ne disposent que d'un accès très limité aux abris, aux installations sanitaires, à l'eau, à la nourriture et aux soins médicaux.

 

Selon Simon Schorno, porte-parole du CICR, des dizaines de milliers de personnes touchées par le séisme de mardi vivent désormais dans la rue et dans des camps de fortune aménagés dans les espaces publics de Port-au-Prince. Il a pu se rendre dans divers quartiers de la ville vendredi, notamment Christ-Roi, Nazon, Centre-Ville, Delmas et Canapé-Vert.

« C'est le chaos total, dit-il. Tous les quartiers ont subi des destructions. Les habitants errent dans les rues, à la recherche de nourriture et d'aide. Nombreux sont ceux qui portent des masques pour se protéger de l'odeur des corps en décomposition. Il n'y a pas de tentes, pas de bâches en plastique, pas de toilettes et rien pour cuisiner. » Il décrit également d'extraordinaires scènes de solidarité entre voisins ou inconnus, qui partagent avec les autres le peu qu'ils ont et tentent de s'organiser du mieux qu'ils peuvent.

En attendant, les structures médicales à Port-au-Prince manquent de personnel et de médicaments. Submergées, elles ne sont plus en mesure de faire face au nombre élevé de patients.

Le CICR continue de travailler en étroite coopération avec ses partenaires de la Croix-Rouge présents sur place afin d'évaluer les besoins humanitaires et de distribuer les secours. Une cargaison de 40 tonnes de secours médicaux du CICR devrait arriver dimanche en Haïti.

Vendredi, des spécialistes du CICR ont évalué la capacité des principales structures médicales de la capitale, les infrastructures d'approvisionnement en eau et d'assainissement du quartier de Cité Soleil, et les besoins d'assistance des personnes installées dans des camps de fortune. Les équipes du CICR ont également continué à distribuer des secours non alimentaires à plusieurs hôpitaux et lieux de détention.



Camps de fortune

Selon les estimations, quelque 50 000 personnes se seraient installées sur la place du Champ de Mars. Au total, on recense une quarantaine de points de rassemblement répartis dans toute la ville, où se retrouvent des habitants apeurés qui n'ont d'autre choix que de camper dehors. Dans le même temps, des autobus bondés quittent la ville dans lesquels sont entassées des familles entières qui cherchent à rejoindre leurs proches à la campagne.

À proximité de l'école Saint-Louis de Gonzague, quelque 5 000 habitants vivent et dorment désormais en plein air. Un homme est occupé à démonter un lit pour en faire du bois de chauffage, tandis que Sandra, une mère qui vit dans le quartier de Delmas, raconte qu'elle s'est installée dans la cour de l'école mardi, quelques heures après le séisme. Elle s'occupe au total de 18 personnes, dont six enfants. « J'ai peur qu'ils tombent malades, dit-elle. Ils n'ont rien mangé aujourd'hui. »

Comme d'innombrables autres habitants de la capitale, Sandra veut retourner dans son quartier pour tenter de retrouver des corps. « Chacun se débrouille tout seul, affirme Primrose, dont la famille est assise non loin de là. Nous avons peur des épidémies. »

Le CICR a publié une série de questions / réponses sur les risques que représentent les dépouilles et sur la propagation de maladies. Contrairement à la croyance populaire, les spécialistes affirment que les corps des victimes d'une catastrophe, comme un tremblement de terre, ne provoquent pas de maladies.



Dispensaires et hôpitaux

La plupart des hôpitaux publics et privés qui sont encore debout continuent de fonctionner au maximum de leurs capacités, le nombre de médecins et d'infirmiers étant insuffisant pour soigner les centaines de blessés qui attendent d'être admis.

Dans un dispensaire visité par le CICR dans le quartier de Cité Militaire, la situation est critique. Melissa, une infirmière de 51 ans, est le seul membre du personnel médical présent sur place. Le bâtiment est vide, les patients se sont regroupés dans la cour avec leurs proches. Les stocks de médicaments sont épuisés, et il n'y a aucun médecin. Melissa explique qu'ils ne sont jamais revenus après le séisme et sont sans doute en train de s'occuper de leur famille. La situation est la même dans d'autres structures médicales de la capitale.

Une fillette de huit ans, qui a la jambe cassée et grimace de douleur, attend de l'aide depuis mardi. Melissa explique qu'elle a besoin d'antibiotiques, de compresses de gaze et de trousses de premiers secours. « Je n'ai plus rien et mes patients doivent être soignés. Il ont besoin de soins orthopédiques », dit-elle. Dans la cour, deux corps recouverts d'un drap gisent sur le sol et attirent de nombreuses mouches. Une femme âgée dont le bras a dû être amputé attend elle aussi ; elle a une plaie profonde à la tête. « Elle n'a pas reçu de médicaments antidouleur et elle délire. Ses plaies sentent mauvais, ses proches semblent abasourdis », explique Simon Schorno.

Les hôpitaux ont également été gravement touchés par la pénurie d'eau. Les autorités locales indiquent que plusieurs stations de pompage ne fonctionnent plus et que des conduites d'eau ont vraisemblablement été endommagées.



Cité Soleil

Alors que les structures en béton se sont effondrées dans d'autres secteurs de la ville, les habitations couvertes de tôle ondulée de Cité Soleil, l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale, sont toujours debout, bien que des écoles, des dispensaires et des grands magasins soient détruits.

Magali, qui gère un petit restaurant dans le bidonville, explique qu'elle a de quoi préparer des repas mais qu'il y a peu de clients et qu'elle a dû augmenter les prix depuis la catastrophe. « Je prépare de la ratatouille et du riz pour des clients qui ne viennent pas. Je suis là depuis ce matin et je n'ai encore rien vendu, dit-elle. Les gens veulent qu'on leur fasse crédit, et je n'hésite pas à les contenter. » La semaine dernière, Magali vendait l'assiette de ratatouille 35 gourdes haïtiennes, l'équivalent d'un dollar US. Aujourd'hui, elle en coûte 75.

 


Appel aux dons 143-0774594-53

Pour soutenir les victimes de la catastrophe, les dons peuvent se faire sur notre compte 143-0774594-53 avec " Fonds d'urgence Haïti " comme communication.

 

 

 

Le point sur les activités au 15/01/2010

Des milliers de victimes du tremblement de terre dévastateur qui s'est produit mardi ont dû passer une troisième nuit en plein air, alors que les chances de retrouver des survivants s'amenuisent. Les gens campent dehors, regroupés sur une quarantaine de points de rassemblement répartis dans toute la ville ; ils ont trop peur de passer la nuit dans les immeubles endommagés qui risquent de s'effondrer à tout moment.

 

L'étendue des dégâts se précise d'heure en heure à Port-au-Prince. Une quinzaine de quartiers de la capitale auraient été sérieusement touchés, avec au moins 70 % des bâtiments détruits. Les répliques qui continuent à secouer la ville ne font qu'alimenter l'angoisse des habitants.

 

Le CICR travaille en étroite coopération avec ses partenaires de la Croix-Rouge présents sur place afin d'évaluer les besoins humanitaires et de distribuer les secours. Une évaluation de plusieurs structures médicales publiques et privées a montré que la plupart d'entre elles disposaient de ressources extrêmement limitées, avec un nombre insuffisant de médecins et d'infirmiers pour faire face à l'afflux massif et continu de blessés. D'autres rapports de la Croix-Rouge indiquent que la plupart des hôpitaux sont submergés et ne sont plus en mesure d'accepter de nouveaux patients.

 

Les hôpitaux sont touchés en particulier par la pénurie d'eau. Les autorités locales ont fait savoir que plusieurs stations de pompage et d'autres structures étaient actuellement hors service en raison du manque de personnel et de carburant pour faire fonctionner les générateurs, les installations d'alimentation électrique ayant été gravement endommagées par le séisme. Selon toute vraisemblance, de nombreuses conduites d'eau ont également subi des dommages.

 

Le CICR a pu évaluer la situation dans plusieurs prisons où il visitait régulièrement des détenus avant la catastrophe afin de s'assurer de leurs conditions de vie et du traitement qui leur était réservé. La prison centrale a été entièrement détruite et quelque 4 000 détenus ont ainsi pu s'évader.

 


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Le point sur les activités au 12/O2/2010

 

 

 


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